< Accueil Présentation Les missions Consultation juridique Newsletter (Inscription) PRESSE Contact
Son ON/OFF >
 CONSULTEZ MES PRECEDENTES ARCHIVES
 > Affaire des prétendus "terroristes"
   de Wervicq-Sud

 > Affaire Bergham

 > Affaire Godrie

 > Affaire Michel Laignel (Mairie de Ronchin)

 > Peut-on attaquer l'auteur d'un audit ?

 > Affaire Kedra

 > Affaire Chadia A.

 > Affaire Beck

 > Affaire Bucquoy

 > Loi Kouchner et droits du malade

 > Jack Lang assigné devant la justice

 > Affaire de pédophilie à Outreau

 > Financement du PCF

 > Les Témoins de Jehovah

 > Meurtre de Franck Tavernier

 > Un meurtre pour une cigarette

 > Procès Bécart

 > Procès des islamistes accusés
   des attentats de 1995



Calendrier ADNS






ESPACE PRESSE > Consultez nos archives !
Consultez l'actualité juridique des Avocats du Nouveau Siècle !
AFFAIRE DES PRETENDUS « TERRORISTES » DE WERVICQ-SUD
Audition Wervicq-Sud : ils avaient porté plainte après leur rocambolesque arrestation
La Voix du Nord, 21 janvier 2006
Les terroristes virtuels chez le juge
MOHAMED ADACHOUR et son fils Ahmed ont été pour la première fois, hier, entendus par le juge qui instruit leur plainte. Le 26 juillet dernier, toute la France les a découverts à la « une » des journaux télévisés. Pas vraiment à leur avantage. A 6h, ce matin-là, ces deux Wervicquois honorablement connus sont, en effet, interpellés - sous l’œil averti des caméras de télé – par une impressionnante armada de policiers armés jusqu’aux dents. Toute la France apprend que deux dangereux terroristes présumés ont été arrêtés. Mohamed Adachour et son fils Ahmed sont suspectés d’avoir participés d’avoir participé aux attentats de Madrid, le 11 mars 2004. C’est énorme. A Wervicq-Sud, petite ville située à deux pas de la frontière belge entre Armentières et Halluin, c’est en revanche la stupeur.

Mise en examen inévitable
Conduits illico à Paris pour être entendus par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, les deux interpellés vont passer 72 heures en garde à vue avant d’être libérés. Lavés de tout soupçon. Une question demeure pendante : qui a donc bien pu orchestrer ce grand battage médiatique pour d’aussi petites gens ? Pour le savoir, Maître Frank Berton, l’avocat des Adachour, dépose aussitôt plainte avec constitution de partie civile près du doyen des juges d’instruction du tribunal de Lille, Jacques Huard. La plainte, pour violation du secret de l’instruction et du secret professionnel, vise nommément le directeur central de la DST (Direction de la surveillance du territoire) à l’origine de la descente du 26 juillet.

Hier après-midi, le juge a reçu durant deux heures les deux plaignants et leur avocat. A leur sortie, ceux-ci étaient
Satisfaits de l’entretien. « Le magistrat nous a bien écoutés », raconte Ahmed Adachour. « Il a bien compris que nous étions scandalisés que certains médias aient pu filmer notre interpellation. Nous sommes innocents et, pourtant, aujourd’hui notre maison est montrée comme si c’était la tour Eiffel. C’est la maison des terroristes. On nous a salis. » Selon Maître Berton, la mise en examen (conforme à la procédure engagée) du directeur de la DST, Florian De Bousquet, est maintenant inévitable. « Il s’agit désormais de remonter la chaîne pour connaître qui sont les responsables de ce véritable « Sarko-show » qui a considérablement nui à l’honorabilité de mes clients. » Affaire à suivre.

Frédérick LECLUYSE

 

Six mois après l’opération musclée de la DST à Wervicq. Ils sont enfin écoutés par la justice
Nord-Eclair, 21 janvier 2006
Interpellés à leur domicile sous le nez des caméras en juillet par les agents du contre-terrorisme, M. Adahchour et son fils ont été reçus hier par le doyen des juges d’instruction, Jacques Huard, qui enquête sur cette opération. Le directeur de la DST devrait également être entendu.

Ils mettaient pour la première fois les pieds dans le palais de justice. Droits dans leurs bottes mais les cœurs serrés. Mohamed Adahchour et son fils Ahmed ont été reçus hier après-midi par le doyen des juges d’instruction, Jacques Huard, figure de la magistrature lilloise. Une rencontre qui fait suite à la plainte déposée en août, via leur avocat Maître Berton, contre la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) pour violation du secret de l’instruction et du secret professionnel. Une démarche rare.

Le 26 juillet dernier à l’aube, les policiers surarmés du GIPN et les agents secrets avaient fait irruption au domicile de cette famille franco-marocaine, mis la maison sens dessus dessous, avant d’emmener le père de famille, employé dans le textile, et son fils aîné âgé de 20 ans, équipier chez Mac Do. Motif : des vérifications dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Madrid.
Les agents du contre-terrorisme agissaient dans le cadre d’une commission rogatoire du juge Bruguières, strictement confidentielle. Or, l’arrestation s’est déroulée en présence de France 2 et de l’AFP. Une présence que l’avocat de la famille a ouvertement dénoncée comme une orchestration , un « Sarko-show » selon ses termes. Le père et son fils avaient été relâchés après trois jours de garde à vue, en catimini, et mis hors de cause. L’affaire avait suscité beaucoup d’émotion à Wervicq où la famille est unanimement appréciée.

Hier, accompagnés de leur avocat, Mohamed Adahchour et son fils se sont entretenus avec le juge d’instruction pendant deux heures sur les circonstances de leur interpellation.
« Il s’est montré très attentif. Il nous a interrogés très attentif. Il nous a interrogés sur les circonstances de l’interpellation, sur la garde à vue, la présence des caméras et la vidéo amateur qui est passée sur TF1… On lui a aussi parlé de notre famille qui vit au Maroc, en Espagne, et aux Pays-Bas, parce que ce sont nos coups de téléphone qui semblaient intriguer les policiers », explique le fils. Le patriarche poursuit : »Je lui ai dit ma peine de voir ainsi ma famille perdre son honneur ».
Hier soir, de retour chez elle, la famille s’est retrouvée plus que jamais soudée, avec le sentiment que la justice l’écoute enfin. Mais les blessures sont encore vives.
« J’ai le sentiment aujourd’hui qu’un musulman pratiquant est forcément perçu comme un terroriste. C’est triste. Nous sommes des êtres humains faits pour vivre ensemble et être respectés quelle que soit notre religion », exprime M.Adahchour. A Meriem, l’une des filles, d’exprimer ce sentiment d’union avec les victimes du procès d’Outreau : « C’est difficile à expliquer mais on se sent proche de ces gens. Je pleure quand je pense à leur calvaire ».
Le juge d’instruction doit s’attacher à faire la lumière sur certaines indiscrétions.
« La fuite a soit été organisée au ministère de l’Intérieur, soit elle émane d’un agent de la DST. C’est une faute inexcusable », déplore Maître Berton. Selon lui, le directeur de la DST, Pierre de Bousquet de Florian, sera fatalement entendu. Va-t-on vers une mise en examen dans cette présumée violation du secret de l’instruction.

Angélique Da Silva (avec Didier Specq)

 

Toute l'affaire
 
 RECHERCHE LECAILLE BERTON DESURMONT DESPIGHELAERE BRAZIER JACQUET
Trouver une information juridique sur le net avec laportedudroit.com (Annuaire juridique).
AVOCATS DU NOUVEAU SIECLE > Cabinet d'Avocats Associés
31, rue des Poissonceaux 59 888 LILLE CEDEX
Téléphone : (33) 03 20 14 65 65 - Télécopie : (33) 03 03 20 14 65 50
> contact@adns-avocats.com