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Un français d'origine marocaine est poignardé le 29 septembre sur la place d'Armentières. L'auteur : une adolescente de 17 ans, N. . Motif : la victime a refusé de fournir une cigarette à son petit ami. Le 1er octobre 2000, l'adolescente est écrouée. Puis l'enquête est rapidement mise en veille.
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"Aujourd'hui,
le dossier judiciaire est au point mort,
vitupère Franck Berton, l'avocat
qui s'est constitué partie civile pour le
père et la sour de la victime. Depuis le
lendemain du drame, aucune nouvelle pièce
n'a été versée au dossier, hormis des notifications
d'expertise"
L'avocat reproche au juge, notamment, de
n'avoir pas encore auditionné les différents
témoins. "Pire, après différentes
demandes d'auditions, j'ai saisi la Chambre
d'accusation afin que les parties civiles
puissent rencontrer le juge, ajoute Me Berton.
En mai 2000 la chambre d'accusation a considéré
la demande légitime, mais en janvier 2001,
nous attendons toujours".
Me Berton dénonce "le caractère raciste
de ce meurtre. La jeune fille ne quittait
jamais son couteau de crainte d'être attaquée
par un Arabe", poursuit-il.
Le 29 octobre dernier, le jeune Franck Tavernier était poignardé à Roubaix. " Son meurtrier de 16 ans est toujours en prison, remarque Me Berton. C'est un Beur. N., une européenne a discours ouvertement raciste, a été libérée très vite. "
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"Me
Berton, avocat de la famille de la victime,
estime que l'instruction menée depuis
deux ans au tribunal de grande instance
de Lille n'avance pas. Le responsable serait,
selon Me Berton, le magistrat instructeur
lui-même, à qui le conseil reproche " des
retards injustifiés dans la gestion de la
procédure".
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