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AFFAIRE BUCQUOY
Le mari de l'ex-directrice d'école écrit à son tour à l'ancien ministre de l'Education.
La Voix du Nord, 5 janvier 2006
Alain Hodique répond à Jack Lang
JACL LANG lui avait écrit, récemment, pour l'assurer de son attention. Alain Hodique, l'époux de l'ex-directrice de l'école de Bucquoy, qui avait été accusé dé viols sur cinq élèves de son épouse, venait tout juste de bénéficier d'un non-lieu, devant la cour d'appel de Douai (1).
L'ancien ministre de l'Education s'en excusait : sa mémoire ne lui permettait pas de se souvenir avec précision de ce qu'il avait écrit à l'époque, mais ses services faisaient des recherches. Alors, M.Hodique a pris sa plume (ou son clavier, plutôt), à son tour : "Si pendant cette période vos collaborateurs n'ont pas retrouvé vos écrits du 6 septembre 2001, veuillez trouver en pièce jointe votre lettre. A sa lecture, vous comprendrez facilement que votre prise de position a été la base d'un lynchage médiatique, et d'un acharnement de la justice."
C'est vrai, au moment de l'arrestation de M.Hodique, Jack Lang avait manqué de prudence, et …de respect de la présomption d'innocence. Il avait dénoncé "les actes odieux commis par le mari de la directrice". La mémoire lui reviendra sans doute.
Et puis, sur le plan humain, M.Hodiquedonne toute sa dimension à cette affaire : "Maintenant, pour me dire tout simplement ce que tout Homme digne de ce nom se doit de dire lorsqu'il a fait une erreur vous employez le conditionnel, c'est en 2001 qu'il fallait l'employer ! Je ne suis qu'un simple citoyen de ce pays, j'aime et je comprends les choses claires, nettes et précises, aussi si vous souhaitez m'adresser la lettre que j'attends, il n'est nul besoin d'employer la langue de bois ; simplement les mots que doit dire un Homme à un autre Homme. Que je puisse me dire : j'ai reçu la lettre d'un Homme et non pas la lettre d'un homme politique."
1.- cette décision est frappée d'un pourvoi en cassation.
E.D.

Jack Lang aurait dû tourner sept fois sa plume dans son encrier…
Nord Eclair, le 24 décembre 2005
Jack Lang est sans doute un peu gêné aux entournures et on peut le comprendre. En septembre 2001, le mari de la directrice de l’école maternelle de Bucquoy près d’Arras, soupçonné d’actes de pédophilie, est mis en examen et écroué. Il fera 380 jours de détention préventive.

Dès le 6 septembre, Jack Lang, alors ministre de l’Education nationale, adresse un courrier aux parents d’élèves dans laquelle il ne s’embarrasse pas de précautions : « C’est avec stupeur et consternation que j’ai appris les actes scandaleux et odieux commis par l’époux de la directrice de l’école maternelle de Bucquoy où sont scolarisés vos enfants », écrit-il. « Je partage la souffrance des jeunes victimes et l’émotion de leurs familles », poursuit-il avant de les «assurer que toutes les mesures seront prises pour sanctionner les fautes qui ont été commises ».

Une missive dont le caractère jugé public (du fait de son envoi en grand nombre) par Maîtres Frank Berton et Christian Cochet, les avocats d’Alain Hodique et de son épouse, est considéré comme violant allègrement la présomption d’innocence : « emploi de l’indicatif, aucun conditionnel, c’est scandaleux », s’indignait alors Maître Berton, annonçant un recours contre le ministre devant le tribunal d’Arras. Tribunal qui, d’ailleurs, ne donnera pas suite.

Le 14 décembre dernier, Alain Hodique est blanchi par la justice qui prononce un non-lieu. Jack Lang est alors interrogé par une radio qui a de la mémoire sur la situation juridique et morale de M. Hodique, suite à la procédure engagée contre lui. Mais Jack Lang ne se souvient plus de ce qu’il a pu écrire à l’époque.

Il a finalement décidé de reprendre la plume pour s’adresser directement à M.Hodique : « ma mémoire ne me permet pas de reconstituer les éléments du dossier qui m’auraient conduit à adresser une lettre aux parents des enfants de l’école dirigée alors par votre épouse ». Il demande au ministère de fouiller dans ses dossiers et « s’il apparaissait que, par souci de protéger les enfants, j’aurais indûment mis en cause la présomption d’innocence, j’en ressentirais alors un immense regret ».

Et Jack Lang l’assure, il ne manquera pas d’en faire part à M.Hodique…
Fl. T.

Jack Lang a écrit à Alain Hodique.
La Voix du Nord, le 23 décembre 2005
Dans un courrier adressé mercredi à Alain Hodique, le mari de l’ex-directrice de l’école maternelle de Bucquoy, au sud d’Arras, Jack Lang – à l’époque ministre de l’Education nationale – affirme que sa « mémoire ne (lui) permet pas de reconstituer les éléments du dossier » qui l’aurait conduit à adresser une lettre aux parents d’élèves dans laquelle il le mettait en cause. « S’il apparaissait que, par souci de protéger les enfants, j’aurais indûment mis en cause la présomption de votre innocence, j’en ressentirais alors un immense regret et je ne manquerais pas de vous en faire part. » Soupçonné d’avoir abusé de cinq enfants de quatre à six ans, Alain Hodique a été mis en examen et écroué en septembre 2001. Dans une lettre aux parents d’élèves, M.Lang avait alors dénoncé « les actes scandaleux et odieux commis par l’époux de la directrice d’école ». Le 14 décembre, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Douai a prononcé un non-lieu en faveur de M.Hodique et son avocat, Maître Berton, a demandé à Jack Lang des excuses publiques. Le parquet général de la cour d’appel de Douai s’est pourvu mardi en cassation.

Le parquet général de Douai diligente un pourvoi en cassation
Nord Eclair, le 21 décembre 2005
En septembre 2001, Jack Lang, à l’époque ministre de l’Education nationale, avertit par une lettre officielle les parents d'élèves de l'école Bucquoy, petit village près d'Arras: le mari de la directrice de l'école maternelle (qui compte en tout deux institutrices) s'est rendu coupable d'attouchements pédophiles sur plusieurs enfants de l'école.

Le texte ne prend aucune précaution avec la présomption d'innocence. Alain Hodique, 56 ans, se retrouve en prison; son épouse, la directrice (non mise en examen), est suspendue avec demi-retraite, l'autre institutrice (jamais mise en cause) est mutée autoritairement. 380 jours de détention provisoire pour Alain Hodique, représentant de commerce, jamais condamné, qui a toujours nié mais qui habitait le logement de fonction de la directrice.

Des accusations non corroborées

Aucun élément matériel, aucun témoignage extérieur (à part les déclarations de 7 petits enfants tous déclarés "crédibles" par les psychologues), aucun élément troublant dans la personnalité de l'accusé ne vient corroborer les accusations.

Le 13 décembre dernier ("après 460 jours de mise en examen et de calvaire ", pour reprendre l'expression d'Alain Hodique réfugié avec son épouse dans le Gers), Gérald Vinsonneau, le président de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Douai, refuse de renvoyer ce dossier devant les assises et rend un non-lieu. Bref, après avoir été traîné dans la boue, Alain Hodique est innocent.

Sur la forme, pas sur le fond

Hier, tout à la fin du délai légal, on apprenait que le parquet général de Douai, si actif dans l'affaire d'Outreau avait décidé d'introduire un pourvoi en cassation. Autrement dit, ne pouvant faire appel de cette décision puisqu'elle est prise par des juges d'appel, le procureur général de Douai estime que la loi a été mal appliquée par les conseillers de la cour. En effet, un pourvoi en cassation ne peut être diligenté que sur la forme, pas sur le fond.

Evidemment, avec la période de réflexion (initiée par le ministre de la Justice) qui s'ouvre sur les dysfonctionnements qui ont permis la catastrophe judiciaire d'Outreau, ce pourvoi en cassation revête une coloration particulière.

Contacté hier, Maître Frank Berton, avocat de l'ancien accusé, fait part de sa surprise : "Je ne comprends pas cette décision, mon client ne peut que prendre ça pour de l'acharnement", résumé l'avocat lillois.

D.S.

Pédophilie :
Le mari de l’institutrice innocenté

RTL, le 21 décembre 2005
Le journaliste : En 2001, Jack Lang, vous étiez ministre de l'Education. Et, à cette époque le mari d'une institutrice maternelle, dans le Pas-de-Calais, avait été accusé de faits de pédophilie sur des enfants dont sa femme avait la charge.

Vous aviez dénoncé, à l'époque, par écrit, je vous cite : "les actes odieux et scandaleux commis par l'époux de la directrice". Cet homme, Alain Hodique, 60 ans, vient d'être blanchi par la justice et il a rappelé cette lettre que vous aviez écrite et qui, a-t-il dit, lui avait fait mal.

Jack Lang : Je ne pas répondre, comme cela, à une question qui m'est posée alors que je n'ai pas, sous les yeux, le dossier.

Vous vous souvenez de ce courrier, Jack Lang ? De cette affaire ?
Je ne m'en souviens pas.

Vous avez lu cela, la semaine dernière ?
Excusez-moi, je suis un garçon honnête et si je commets une erreur, je la reconnais. Si j'avais commis une erreur, je la reconnaîtrais. Je m'engage à voir de près ce dont il s'agit. Je ne connais pas ce dossier. Il n'est pas dans ma mémoire.

C'était la semaine dernière, dans les journaux. Vous n'avez pas regardé ?
Je ne l'ai pas vu. Vous me l'apprenez à l'instant.

C'est vrai ? Je vous l'apprends ?

Mais oui ! Bien sûr ! Et je vais regarder de près, et s'il y avait une erreur de commise, naturellement, en plus, personnellement, je suis tellement un militant de la présomption d'innocence, qu'effectivement, je me sentirais auteur d'une faute, si c'était le cas.

Alain Hodique, 60 ans, disait la semaine dernière qu'il attendait, de votre part, Jack Lang, des propos. Peut-être aurez-vous l'occasion de les lui adresser. Et vous étiez, ce matin, l'invité de RTL. Bonne journée !

E.D.

Après le non-lieu en faveur de l’époux de la directrice d’école de Bucquoy
La Voix du Nord, le 20 décembre 2005
L’affaire Hodique en cassation
Le parquet général de Douai s’est pourvu en cassation, lundi soir, dans l’affaire Hodique. La chambre de l’instruction avait rendu un non-lieu, en faveur de l’époux de Bucquoy, près d’Arras, après que la juge d’instruction avait décidé de renvoyer M.Hodique devant la cour d’assises.

L’ex-attaché commercial, aujourd’hui en retraite, pensait donc que c’en était terminé de cette pénible affaire, mais immédiatement, les familles des cinq enfants (quatre à six ans) qui s’étaient plaints d’attouchement ou de viols, avaient laissé entendre qu’elles avaient l’intention de «ne pas laisser tomber ».

Il n’est donc guère surprenant qu’elles aient également déposé un pourvoi devant la Cour de cassation, qui est donc appuyé par celui du parquet général.
« C’est assez incompréhensible, explique Maître Berton, puisque la Cour de cassation n’examine pas le dossier sur le fond, mais sur la forme. En tout cas, mon client est effondré. »

Là encore, deux versions s’opposent, et des enfants souffrent au milieu. Ce nouvel épisode judiciaire prolongera cette affaire de six à neuf mois.

Pédophilie :
Le mari de l’institutrice innocenté

Aujourd'hui, le 15 décembre 2005
AUX DETENUS qui le menaçaient en prison, Alain Hodique répondait : « Vous avez vu la bande-annonce du film, attendez de voir le mot fin ». La chambre d’instruction de la cour d’appel de Douai (Nord) a écrit l’épilogue hier. Elle a rendu un non-lieu en faveur d’Alain Hodique, 60 ans, qui avait été renvoyé aux assises pour des viols et des agressions sexuelles présumés, courant 2001, sur cinq élèves de l’école maternelle de Bucquoy (Pas-de-Calais) à l’époque dirigée par sa femme. « La justice a enfin par sa femme. « La justice a enfin fait son travail. Au bout de plus de quatre ans ! »,soupire cet ancien délégué commercial, retiré avec son épouse dans le Gers.

La décision d’hier prend un relief particulier. La cour d’appel de Douai est accusée d’avoir contribué au fiasco judiciaire d’Outreau en soutenant aveuglément le juge Burgaud. Depuis, de nouveaux magistrats sont arrivés. « Cette fois, la chambre d’instruction a effectué un réel travail. Elle a joué son rôle de contrôle et évité une erreur judiciaire programmée », salue Maître Frank Berton, avocat d’Alain Hodique dont la vie a basculé à la rentrée scolaire 2001. Depuis l’été, des bruits couraient sur moi, des rumeurs d’abus sexuels. J’ai décidé de porter plainte pour diffamation », raconte Alain. Trop tard. Les parents d’élèves de Bucquoy ont déjà dénoncé l’époux de la directrice, soupçonné d’avoir abusé d’enfants dans la maison du couple près de la maternelle.

Un an de prison
Malgré ses protestations d’innocence, le délégué commercial est jeté en prison où il passera un an. « Le juge était convaincu que j’étais coupable, il n’a jamais varié. Quand aux médias, ils m’ont lynché », ajoute Alain. A l’époque, l’émotion est à son comble dans ce village du sud d’Arras. Jack Lang, alors ministre de l’Education nationale, en rajoute en écrivant une lettre de soutien aux parents des victimes présumées, dénonçant les actes odieux du pédophile. « M. Lang a gravement bafoué la présomption d’innocence. Aujourd’hui, nous réclamons des excuses publiques ! » indique Maître Berton. Son client , lui, préfère souligner le sort de sa femme, toujours suspendue par l’Education nationale.

Comme pour Outreau, Alain Hodique a été renvoyé aux assises par un juge d’instruction différent de celui qui a mené l’enquête. Or, cette magistrate ne l’a jamais vu, n’a jamais entendu les enfants. « S’il ne ressort pas de constatations objectives que les faits se sont effectivement produits, force est de constater qu’ils sont matériellement possibles, tant du point de vue temporel que spatial », a noté curieusement la juge favorable à un procès. Alain Hodique a fait appel, soulevant une foule d’invraisemblances. Un exemple : une fillette a désigné son frère comme victime alors qu’elle n’en avait pas ! « Le pire, c’est que ces enfants ont été instrumentalisés. Et je ne saurai jamais pourquoi », se désole Alain même s’il a toujours cru à une cablae visant sa femme réunionnaise. « C’est du passé », tranche Alain, qui ira pointer aujourd’hui à la gendarmerie. Le parquet général a en effet quatre jours pour se pourvoir en cassation.

GEOFFROY TOMASOVITCH

Il était soupçonné d’avoir abusé de cinq enfants de quatre à six ans. Non-lieu pour le mari de la directrice de la maternelle de Bucquoy.
Nord-Eclair, Jeudi 15 Décembre 2005
Le mari de la directrice de la maternelle de Bucquoy était accusé d’attouchements.
Il est mis hors de cause.
Alain Hodique, 56 ans, jamais condamné, a passé 380 jours en prison provisoire avec une accusation infamante sur le dos : il aurait abusé de plusieurs élèves de l’école maternelle de Bucquoy dont son épouse était la directrice.

Hier, la chambre d’accusation de la cour d’appel de Douai, présidée par Gérald Vinsonneau, a rendu un non-lieu dans ce dossier où la juge d’instruction d’Arras, Ida Chafaï, voulait envoyer cet homme aux assises. Une affaire proprement hallucinante !

Le 13 juillet 2001, le procureur d’Arras, averti par une dénonciation, soupçonne des attouchements sexuels : une petite fille, âgée de trois ans, parle d’attouchements perpétrés par le mari de la directrice de l’école maternelle. Enquête. L’histoire se déroule à Bucquoy, un petit village près d’Arras. L’école est minuscule : une directrice, une institutrice, une femme de ménage et 52 enfants. Dès la rentrée, en septembre, une lettre signée de Jack Lang, ministre de l’Education, arrive aux parents de l’école : méprisant la présomption d’innocence, Jack Lang raconte toute l’affaire au présent de l’indicatif ! Me Berton et Me Cochet, les avocats du couple, déposeront une plainte pour ces atteintes mais le tribunal d’Arras bottera en touche.

Hier matin, nous avons contacté Alain Hodique, réfugié dans le Gers avec son épouse : « 380 jours de prison et de souffrance ! Pas de promenade, par exemple, parce que les délinquants vous menacent sans cesse ! On m’a libéré ensuite t j’ai dû attendre 4 560 jours pour enfin être reconnu innocent ! J’espère que Jack Lang et ceux qui m’ont traîné dans la boue vont m’excuser ! »

Aucune preuve directe.

En effet, cette histoire, en pleine rentrée scolaire, est restée longtemps à la « une » des télés en septembre 2001. Son épouse, la directrice, ne sera pas mise en examen. Mais suspendue avec demi-traitement alors qu’elle est témoin assisté : « Mon épouse, toujours suspendue, attend encore un mot de l’Education nationale », ajoute Alain Hodique. Quant à l’autre institutrice, jamais mise en cause, elle sera envoyée, contrainte et forcée, à l’autre bout du département !

En septembre 2001, les gendarmes finiront par recueillir sept témoignages d’enfants. Les faits auraient pu se dérouler lorsque, lors de la fête de fin d’année scolaire, des groupes d’enfants sont venus chez Alain Hodique, dans le logement de fonction de la directrice, enregistrer certaines parties du spectacle. Finalement, cette éventualité sera écartée car il y a justement des enregistrements sonores.

Comme souvent, les psychologues disent que les enfants sont crédibles. Donc c’est vrai. La juge d’instruction note que les parents estiment que leurs enfants ne peuvent inventer de telles choses. Détail : France 3 a interrogé la mère et le père d’une des victimes présumées. Or, sur la télé dans le salon trône la reproduction d’un sexe en érection, avec tous les détails, qui n’a même pas été retiré lors de la visite des caméras !

« Au final, contre Alain Hodique, on ne trouve strictement rien », s’exclame Me Berton. La juge d’instruction l’admettait à la fin de sa procédure : « Il ne ressort aucune preuve directe de la culpabilité de M. Hodique » Mais, « s’il ne ressort pas de constatations objectives que les faits se sont effectivement produits, force est de constater qu’ils sont matériellement possibles, tant du point de vue temporaire que spatial ». Et « on peut envisager la possibilité que les enfants aient été attirés au domicile du couple Hodique lors de récréations » car il existe un « angle mort »…

Dernier détail pour se charger Alain Hodique : « Son caractère têtu, son tabagisme excessif et son peu de goût pour les activités sportives et les tâches ménagères ».
Le président Visonneau, en rendant son non-lieu, a sans doute évité que la justice ne se ridiculise une nouvelle fois.

Didier Spercq

BUCQUOY : Accusés de viols, il est blanchi au bout de quatre ans
La Voix du Nord, 15 décembre 2005
En septembre 2001, Alain Hodique était accusé d’avoir violé des élèves de l’école dirigée par son épouse. Hier, la chambre d’instruction de la cour d’appel de Douai lui a délivré un non-lieu. Une première victoire pour un homme blessé, aujourd’hui réfugié dans le Gers.

La chambre de l’instruction délivre un non-lieu au mari de la directrice que le juge voulait renvoyer devant les assises.

Alain Hodique blanchi au bout de quatre ans
J’AI passé trois cent quatre-vingts jours de ma vie à regarder une porte en me disant à chaque instant qu’elle allait s’ouvrir. Aujourd’hui, c’est la dernière des portes qui s’est ouverte… »
Alain Hodique a attendu le non-lieu qui lui a été signifié hier pendant plus de quatre ans – dont un en prison – et on n’est pas surpris d’entendre son soulagement. Tout juste s’étonne-t-on du timbre posé de sa voix, sa faculté de retenue, de maîtrise. « Je n’oublie rien, mais je n’ai pas de ressentiment »…
Il pourrait, pourtant. C’est qu’il en a été dit, sur lui, dans le petit village de Bucquoy, près d’Arras. Le 3 septembre 2001, quand il revient de vacances, c’est pour aller déposer une plainte contre diffamation. Des rumeurs l’accusaient de viol sur les enfants de l’école dont son épouse était alors directrice, et il en avait eu vent jusque dans le Gers.
« J’ai d’abord ri… »

La lettre du ministre
Mais pas longtemps. « Ils m’ont tout de suite mis en garde à vue ». Et, pire, le 5 septembre, jour de la rentrée des classes, il est interpellé, mis en examen et écroué. C’est le début d’une année de détention préventive. Et d’un peu plus de quatre ans de cauchemar.
C’est d’abord une enfant qui se plaint de lui, au beau milieu des vacances d’été de cette année-là. Auprès de sa maman, d’abord, puis beaucoup plus timidement, auprès des enquêteurs.
C’est le point de départ de l’enquête, la raison initiale de sa mise en détention. Et le coup d’envoi d’un véritable déchaînement qui n’épargnera pas les sommets de l’Etat. Dès le lendemain, Jack Lang , alors ministre de l’Education nationale adresse aux parents concernés une lettre de soutien dont le début balaye le beau principe de la présomption d’innocence que défend une loi qu’il a pourtant votée quelques mois plus tôt :
« C’est avec stupeur et consternation que j’ai appris les actes scandaleux et odieux commis par l’époux de la directrice de l’école maternelle de Bucquoy, où sont scolarisé vos enfants… »
Aujourd’hui encore Alain Hodique attend « des excuses, c’est la moindre des choses ».
Maître Frank Berton, son avocat, n’a pas attendu pour s’en indigner, et même engager une procédure contre l’ancien premier ministre. Mais le tribunal civil a jugé que Jack Lang s’était exprimé en sa qualité « d’agent public dans ses fonctions » et sans aucun intérêt personnel. « résultat : il a bien été condamné à une amende, mais c’est le contribuable qui paie ! »

Armés de fusils
Alain Hodique et son avocat n’en démordent pas : « Pour nous, c’est encore plus grave que ce soit le ministre et non l’homme qui ait agi contre une loi votée par son propre gouvernement ! »
A Bucquoy, pendant ce temps, l’ « effet d’entraînement » continuait de sévir. D’abord à travers une partie de la population, « qui n’avait toujours pas accepté qu’une enseignante d’origine réunionnaise ait pris en charge la direction de l’école », pense Alain Hodique. Et il se souvient : « Quand la gendarmerie m’a ramené sur place, pour des investigations, le chauffeur de la voiture était guidé par la radio, où on lui indiquait les routes à éviter, parce qu’y étaient postés des types armés de fusils »…

C’est dans ce contexte que la cellule de crise mise en place à l’initiative du maire a finalement recueilli les accusations de cinq enfants, âgés de 4 à 6 ans.
« Mais tout cela ne tenait pas debout ! » Et ce n’est pas d’aujourd’hui que Frank Berton le dit bien haut.
Eléments matériels incohérents, expertises psychologiques qui parlent d’«enfants mutiques, qui n’ont pas les mots pour décrire les faits subis », mais qui sont crédibles, demandes de confrontations et d’autres actes systématiquement refusés par le juge d’instruction…On a déjà entendu ça quelque part. « Mais c’est vrai : c’est une copie de l’affaire d’Outreau ». Frank Berton est plutôt bien placé pour en parler.

Indemnisations
« Mais la différence, ici, c’est que la chambre de l’instruction a bel et bien fait son travail de contrôle, avec des magistrats qui connaissaient manifestement le dossier, et qui ont fini par sanctionner le juge d’instruction qui avait décidé le renvoi de mon client devant la cour d’assises ! »
En attendant d’éventuelles excuses, et de probables indemnisations (Maître Berton connaît les adresses), Alain Hodique est aujourd’hui un homme blessé, réfugié dans sa maison du Gers, en compagnie d’une épouse que l’Education nationale a suspendu immédiatement après les faits, et avec pour seul traitement la moitié de son salaire…
Eric DUSSART

Une mère de Bucquoy : « Je ne comprends pas »

A Bucquoy, Madame Peloille, la maman d’une fillette de trois ans à l’époque des faits, était sous le choc hier après-midi . Elle a appris le non-lieu pour le mari de la directrice le matin. Et refuse de se taire. « Je ne veux pas y croire. J’avais confiance en la justice. Je ne comprends pas ».

Crises de somnanbulisme
Cette mère de famille avait été la première à déposer plainte. Il y a quatre ans et demi.
« Il est libre. Mais pour nous, rien n’est fini. Nos enfants souffrent , ainsi que nous-mêmes. Chaque jour est un combat pour vivre le plus normalement possible.
Mais, les nuits sont parfois dures, quand notre enfant fait des cauchemars et que nous ne trouvons pas les mots pour les apaiser. » Au début, sa fille faisait des cauchemars. Depuis trois ans, elle fait des crises de somnambulisme. Elle déchire sa tapisserie, griffe les murs, tape sa sœur. « On dirait qu’elle a des flashs. »
Madame Peloille a décidé de se pourvoir en cassation. « Je ne laisserai pas tomber. »

La cour d'appel de Douai examine aujourd'hui un renvoi devant les assises, dans l'affaire du mari de la directrice d'école de Bucquoy
La voix du nord, vendredi 7 octobre 2005
Parole contre parole, histoire douloureuse.
On en a entendu, des avocats sûrs d'eux, colériques, redondants, s'insurger contre un juge ou un procureur, et finir leur envolée par un tonitruant : « C'est un nouvel Outreau ! ».
On en a entendu depuis un an.
Et Frank Berton le sait bien, lui qui était à Saint-Omer, et même bien avant cela dans le dossier mené par le juge Burgaud. Alors, s'il y pense, cette fois, ce n'est que du bout des lèvres qu'il le dit. Un nouvel Outreau ?
« L'histoire n'est pas la même, mais, au bout du compte, je suis toujours convaincu de l'innocence de mon client.qui a tout de même fait un an de détention préventive ! »

La lettre du minitre
Son client, c'est Alain Hodique, délégué commercial et marié à la directrice de l'école de Bucquoy (au sud d'Arras) avec laquelle il formait un couple tranquille, sans enfant, lorsqu'un matin de septembre 2001, la police vient le chercher et un juge le met en examen pour viols sur des élèves de son épouse.
Et pas n'importe quel matin : c'est le jour de la rentrée des classes. Tout est parti, au mois de juillet précédent, des déclarations d'une enfant, que suivent les déclarations d'un autre enfant, puis d'un autre encore.
Des petits garçons ou des petites filles de trois, quatre ou six ans, qui racontent des caresses, puis des viols, dans la maison de fonction occupée par le couple, juste à côté de l'école du village.
Évidemment, à Bucquoy, l'émotion est considérable. Et Jack Lang, alors ministre de l'Éducation nationale, y mêle sa voix, en envoyant aux parents d'élèves un courrier qui foule allégrement les principes de la présomption d'innocence, mais soutient la douleur légitime des familles concernées.
« Tout cela est très bien mais l'instruction ne révèle rien de précis ! » Franck Berton brandit une ordonnance de mise en accusation devant la cour d'assises qui renvoie son client pour viols et agressions sur mineurs, « alors que tous les éléments matériels sont contestables ! »
A la volée, il cite les procès-verbaux d'audition, dans lesquels « certains enfants tiennent des propos parfaitement contradictoires, et donnent des éléments, notamment de temps et de lieux, que les constatations contredisent ».

Non-lieu ?
Évidemment, Alain Hodique, aujourd'hui établi dans le Gers, en compagnie de son épouse (toujours en marge de l'Education nationale, alors qu'elle n'a jamais été mise en examen.), fait appel de son renvoi devant la cour d'assises. Et c'est aujourd'hui que la chambre de l'instruction examinera cet appel.
« C'est simple, je vais demander le non-lieu ! » Franck Berton insiste sur le fait que l'ordonnance de mise en accusation reconnaît qu'il n'existe aucune constatation objective prouvant que les faits se sont produits, et se retourne, donc, vers l'incontournable affaire d'Outreau. « C'est la parole des enfants contre celle de mon client. »
La parole des enfants, c'est bien le sujet sensible, depuis le printemps de l'année 2004, quand on s'est aperçu à quel point elle pouvait être fragile et décisive. Ici encore, il y a, à n'en pas douter, des gamins qui souffrent et des parents qui voudraient comprendre.
Éric DUSSART

LES FAITS DIVERS
Enquête : Accusé de pédophilie, l'instituteur se défend

Aujourd'hui , vendredi 7 octobre 2005
RÉFUGIÉ DANS LE GERS avec son épouse, Alain Hodique défendra son honneur ce matin devant la cour d'appel de Douai. Cet homme de 60 ans a été renvoyé aux assises pour des viols et des agressions sexuelles présumées, en 200, sur 5 élèves de l'école maternelle de Bucquoy (¨Pas-de-Calais) dont la directrice était sa femme. « Ce dossier est un nouvel Outreau ! », tonne Maître Franck Berton qui plaidera le non-lieu pour son client détenu pendant un an.

L'affaire avait éclaté avec grand bruit dans ce bourg proche d'Arras à la rentrée de 2001. Jack Lang, ministre de l'Education, s'en était mêlé, aussi attaqué pour atteinte à la présomption d'innocence. La tempête retombée, Alain Hodique a été renvoyé devant les assises en août dernier.Vingt-trois mois après la fin de l'instruction ! Entre-temps, le séisme d'Outreau avait fait ses dégâts. Les accusations contre l'époux de la directrice, innocentée après avoir été soupçonnée de complicité, paraissent fragiles. Mais surtout, c'est l'examen des charges, établi par la juge d'instruction d'Arras dans son ordonnance, qui laisse perplexe. « Il ne ressort aucune preuve directe de la culpabilité de M. Hodique », note ainsi la magistrate. Avant d'ajouter : « Force est de constater que 5 enfants, âgés de 3 ans et demi à 6 ans et demi, le désignent comme ayant procédé sur eux à des abus sexuels. »

L'avocat de la défense : « C'est la porte ouverte à n'importe quoi »

Tout en relevant quelques incohérences, la juge croit en la parole des enfants, confortée par l'avis des experts psychologues. « Elle n'a jamais entendu ces enfants, se contentant de l'enregistrement de leurs auditions », regrette Maître Berton à qui toute confrontation a été refusée. Remonté, l'avocat cite les propos de la juge à ses yeux les plus incroyables : « S'il ne ressort pas de constations objectives que les faits se sont effectivement produits, force est de constater qu'ils sont matériellement possibles, tant du point de vue temporel que spatial. » Concrètement, des écoliers auraient pu échapper à la surveillance des maîtresses et être abusés par Hodique, agissant sans complice, à son domicile proche de l'école.

« La juge écrit qu'il n'existe ni preuve directe ni constatations objectives, mais que l'infraction est possible. Irréel ! C'est la porte ouverte à n'importe quoi, je n'ai jamais vu ça », dénonce Maître Berton. Quant aux accusations des enfants ciblées contre Hodique, l'avocat les explique par un « effet de contamination » dans un climat malsain à Bucquoy, où l'arrivée d'une directrice d'école réunionnaise avait déplu à certains, le couple Hodique s'attirant de sérieuses inimitiés.

GEOFFROY TOMASOVITCH

Affaire présumée de pédophilie à Bucquoy
Nord Eclair, jeudi 6 octobre 2005
Sans aucune preuve directe
La chambre d'instruction de la cour d'appel de Douai examinera, demain matin, le renvoi devant les assises, contesté par Maître Berton et Maître Cochet, de l'accusé de l'affaire de pédophilie de Bucquoy, dans le Pas-de-Calais. Une histoire pour le moins étrange.

Le 13 juillet 2001, le procureur d'Arras est averti de soupçons concernant des attouchements sexuels : une petite fille, âgée de trois ans et demi, a dénoncé à ses parents les agissements du mari de la directrice de l'école maternelle.

Enquête. L'histoire se déroule à Bucquoy, près d'Arras. L'école est petite : une directrice, une institutrice, une femme de ménage et 52 enfants. D'autres enfants seraient impliqués.

A la rentrée suivante, une lettre signée de Jack Lang, ministre de l'Education, arrive aux parents de l'école : l'affaire est racontée sans le moindre conditionnel, avec peu d'égard pour la présomption d'innocence qu'on fait ronfler dans les discours. Alain Hodique, 56 ans, jamais condamné, agent commercial, est envoyé en prison le jour de la rentrée ! Il niera toujours. Il restera un an en détention provisoire.

Son épouse, la directrice, ne sera pas mise en examen. Mais suspendue avec demi-traitement alors qu'elle est témoin assisté. Quant à l'autre institutrice, jamais mise en cause, elle sera envoyée, contrainte et forcée, dans un poste à l'autre bout du département !

Une cellule de crise est ouverte par la gendarmerie : de fil en aiguille, sept enfants viendront dire qu'ils ont été victimes d'attouchements de la part du mari de la directrice. Deux parlent de pénétration. Les faits auraient pu se dérouler lorsqu'à l'occasion de la fête de fin d'année scolaire, des groupes d'enfants étaient venus chez Alain Hodique, qui occupe le logement de fonction de la directrice, enregistrer certaines parties du spectacle.

Comme dans l'affaire d'Outreau, les psychologues viennent dire que les enfants sont crédibles. Et la juge d'instruction Ida Chafaï note bien entendu que parents et témoins estiment que des enfants ne peuvent inventer de telles choses.

Détail : France 3 a interrogé la mère et le père d'une des victimes présumées. Or, sur la télé dans le salon trône la reproduction d'un sexe en érection qui n'a même pas été retiré lors de la visite des caméras. L'objet a été finalement saisi : tous les détails anatomiques y sont mais, sans doute ; l'enfant victime ne regardait jamais la télé et sa subtile décoration.

Un « angle mort »
A u final, contre Alain Hodique , on ne trouve strictement rien. Et la juge d'instruction l'admet à la fin de sa procédure : « Il ne ressort aucune preuve directe de la culpabilité de M. Hodique ». Toutefois, la liste des accusations des enfants suffit pour envoyer cet homme aux assises : « S'il ne ressort pas de constatations objectives que les faits se sont effectivement produits, force est de constater qu'ils sont matériellement possibles, tant du point de vue temporel que spatial ».

Il est rare qu'un juge écrive de telles choses noir sur blanc. D'autant que la magistrate admet que les abus n'ont pu être effectués lors des enregistrements sonores pour les fêtes et que les punitions n'ont jamais été effectuées au domicile des époux Hodique. Alors quand ? « On peut envisager la possibilité que les enfants aient été attirés au domicile du couple Hodique lors de récréations ». Certes, les récrés étaient surveillées mais il existerait, dans la cour, un «angle mort ».Il existe dons des « charges suffisantes », selon la juge d'Arras, pour envoyer l'accusé devant la cour d'assises de Saint-Omer.

Une dernière phrase de la magistrate concernant ce dernier : « Les seuls éléments négatifs mentionnés ont trait à son caractère têtu, à son tabagisme excessif et à son peu de goût pour les activités sportives et les tâches ménagères ».
Si, si, nous sommes en France en 2005.

Dider Specq.

L'époux d'une directrice d'école, soupçonné de pédophilie, remis en liberté
YAHOO 18 septembre 2002
ARRAS (AP) - L'époux d'une directrice d'école maternelle à Bucquoy, près d'Arras (Pas-de-Calais), qui avait été écroué pour des faits de pédophilie en septembre 2001, a été remis en liberté ce mercredi sur décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai (Nord), a-t-on appris de source judiciaire.

Alain H, 56 ans, avait été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans. Plusieurs jeunes enfants de l'école maternelle avaient témoigné contre le quinquagénaire. Cinq témoignages, estimés accablants, avaient été retenus par les enquêteurs.
"Cet homme a toujours clamé son innocence. La cour lui rend enfin la liberté après une longue détention qui ne se justifiait pas", a expliqué Me Frank Berton, l'avocat d'Alain H.
L'époux de la directrice de l'école maternelle de Bucquoy recouvre la liberté après un peu plus d'une année de détention provisoire.
Il avait été écroué le 5 septembre 2001. La directrice d'école avait été suspendue de ses fonctions, ainsi qu'une autre enseignante, par le ministère de l'Education nationale.

En marge de cette affaire, l'ancien ministre de l'Education nationale, Jack Lang, actuel député du Pas-de-Calais, reste poursuivi pour atteinte à la présomption d'innocence. Dans un courrier envoyé aux parents d'élèves de l'école de Bucquoy, il avait dénoncé "les actes scandaleux et odieux commis par l'époux de la directrice". AP

Remise en liberté du mari de la directrice de l'école
Nord Eclair, 19 septembre 2002
En septembre 2001, Alain H, un cadre commercial arrageois était incarcéré pour des actes présumés de pédophilie. L'affaire défrayait la chronique car le détenu, par ailleurs époux de la directrice de l'école maternelle de Bucqoy (près d'Arras), aurait commis des actes sur très jeunes enfants dans le logement de fonction de l'école.
Cinq enfants l'accusent. Alain H. nie formellement. On imagine l'émotion dans le village. Toutefois, des témoins expliquent que l'époux de la directrice ne voyait jamais seul les enfants y compris lorsqu'il enregistrait les spectacles de fin d'année.
La directrice(qui n'est pas accusée) était suspendue par l'Education nationale. Par ailleurs, une sévère polémique éclatait entre les avocats de la défense et jack Lang, alors ministre de l'Education, pour une éventuelle atteinte à la présomption d'innocence.
Hier, Me Franck Berton plaidait, devant la chambre d'instruction de la cour d'appel, la remise en liberté de son client. L'avocat l'a obtenue alors que le juge d'instruction voulait la prolongation de la détention provisoire.
Me Berton considère que cette "remise en liberté est une première victoire"

Le mari de la directrice a été remis en liberté
La voix du nord, 19 septembre 2002
Sa remise en liberté lui avait été refusée, il y a quinze jours, par le juge des libertés et de la détention. Depuis hier, Alain H. incarcéré depuis plus d'un an à la maison d'arrêt d'Arras, est libre : la cour d'appel de Douai a cassé l'ordonnance qui demandait son maintien en détention.

Le mari de la directrice de l'école matrenelle de Bucquoy, mis en examen le 5 septembre 2001 pour des faits présumés d'agressions sexuelles et de viols sur enfants de 15 ans, devra cependant respecter les obligations qui lui ont été faites et reste sous contrôle judiciaire très strict. " j'ai plaidé en insistant sur les incohérences de ce dossier, expliquait hier soir Franck Berton, l'avocat du mis en examen. Mon client a toujours crié son innocence . La cour d'appel a jugé sur le fond du dossier et en pensant aux conséquences de cette remise en liberté. Elle ne fait pas n'importe quoi ! Si elle a jugé bon de casser l'ordonnance de maintien, c'est qu'elle estimait que les raisons étaient insuffisantes pour laisser mon client en prison ".
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