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LILLE : Un expert désigné dans l'affaire Beck La
Voix du Nord, 07 janvier 2003 |
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| Le président du tribunal des référés (procédure d'urgence) a rendu son ordonnance, hier matin, concernant le dossier qui oppose Mikkel Beck, le footballeur danois du LOSC immobilisé depuis sa sorti de la clinique du Parc.
Rappelons que le jeune sportif avait subi un arthoscanner dans l'établissement privé de Croix et que , peu après, la jambe de l'attaquant avait gonflé énormément. Le CHR de Lille a détecté l'origine de cet accident : un streptocoque doré qui aurait infecté l'appareillage de la clinique ce jour-là.
Me Franck Berton, au nom du joueur, entame une procédure sur le fond et une autre en urgence devant les référés. Le 17 décembre dernier , Mikkel Beck, immobilisé longuement, demande 100.000 € de provision (notre édition du 18 décembre). Une demande à la hauteur des salaires du joueur professionnel et du manque à gagner puisque toutes les primes de match ont sauté.
Hier matin, le président Bernard Mericq s'est finalement borné à nommer un expert parisien, le professeur Daniel Fredy. Celui-ci devra reconstituer, dans les 5 mois, toute l'affaire au niveau médical : importance de la blessure ayant amené Mikkel Beck à consulter la clinique du Parc, consigner les doléances du footballeur qui affirme n'avoir pas donné son " consentement éclairé " à l'analyse préconisé par l'établissement et son service de radiologie…
Par contre la demande de provision a été, pour l'instant, rejetée.
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Le
joueur danois du LOSC aurait été contaminé
par un microbe lors d'un scanner.
Il attaque la clinique car sa carrière
est peut être terminée. La
voix du nord, 13 novembre 2002 |
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| Que devient Mikkel Beck ? Beaucoup de supporteurs du L.O.S.C s'interrogent car voilà neuf mois que le joueur danois n'apparaît plus dans une composition d'équipe.
Pourtant il émarge toujours au club qui le paye, mais il désespère de retrouver un jour l'intégralité de ses moyens physiques.Blessé à la cheville droite en début d'année , Beck a, en effet ,contracté un microbe -un streptocoque- selon lui à l'occasion du passage d'un scanner et, depuis , il est incapable de se soumettre aux entraînements qu'exige le métier de footballeur professionnel.
Fracture de fatigue
En fin de contrat en 2003, le joueur estime aujourd'hui bien mince ses chances d'obtenir une prolongation à Lille ou de signer un nouveau contrat ailleurs lors du prochain mercanti d'hiver. " Je ne peux plus jouer au football ", plaide-t-il pour expliquer les raisons qui l'ont conduit à intenter une accusation judiciaire contre la clinique du Parc à Croix, dans la banlieue de Lille où il a subi son scanner.
"Depuis janvier, j'avais des problèmes
avec ma cheville. Elle me faisait mal dès
que je tapais dans le ballon. Les médecins
du club ont fini par déceler une fracture
de fatigue et ils m'ont conseillé de passer
en dernier recours un scanner qui puisse
confirmer de manière formelle ce diagnostique.
Je l'ai passé le 17 juin et le lendemain
je ne pouvais plus marcher, mon pied avait
doublé de volume. Le docteur du club a cru
qu'il s'agissait une allergie au produit
que l'on injecte avant le scanner, mais
mon état s'aggravait de jour en jour, j'ai
du être hospitalisé quinze jours au C.H.R
de Lille où on a isolé la cause du mal :
un streptocoque."
Beck eut la jambe plâtrée trois semaines
et dut se soumettre à un traitement à base
d'antibiotiques six semaines durant. Il
a depuis essayé de recourir sans succès.
Il passe le temps des entraînements aux
soins. "Je fais du vélo pour me rééduquer
mais mon métiers c'est d'être footballeur."
Son entourage lui a conseillé de " faire quelque chose ". Il a donc sollicité un avocat, M. Franck Berton, lequel a fait une demande de référé auprès du TGI de Lille dans le but d'obtenir la nomination d'un expert médical chargé de déterminer le degré de responsabilité de la clinique du Parc et du médecin responsable du service radiologie.
Plusieurs millions
Pour l'avocat, la loi Kouchner de mars 2002,
qui oblige le corps médical à prévenir le
patient du risque encouru lors de l'injection
de gaz précédent le scanner n'aurait pas
était respectée. "Il est en outre surprenant
qu'on attrape un streptocoque dans une clinique
". En vertu de quoi M. Berton réclame dans
un premier temps 100.000 euros à titre de
provision. "C'est le manque à gagner,
en primes, du joueur", juge le conseil,
qui estime que le préjudice global pourrait
à terme, se chiffrer "à plusieurs millions"
Quant au L.O.S.C, il s'est joint à l'action
du joueur "d'abord par solidarité"
précise M. Marc Messager mais aussi parce
qu'il a subi un préjudice "en ne pouvant
utiliser les services de son attaquant".
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Tribunal
des référés à Lille
Match judiciaire à 100.000 euros
Nord Eclair, 18 novembre 2002 |
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| Rencontre
éclair, hier devant les référés (procédure
d'urgence), à Lille pour Mikkel Beck, l'international
danois de l'équipe de football de Lille
qui réclame 100.000 euros de " provisions
" à la clinique du Parc ! En effet selon
son avocat Franck Berton, le joueur du L.O.S.C
"ne peut plus jouer !
cet examen du 2 juillet est la cause de
tout ! "
Récapitulons. Le 2 juillet 2002, Mikkel Beck qui souffre de douleurs à une jambe, subit une infiltration à la cheville dans la clinique du Parc à Croix. On pratique un " arthroscanner de la tibio-parsienne droite " afin de voire ce qu'il en est exactement. Le liquide injecté est destiné à rendre plus claire l'image scannée. Or très rapidement, la jambe du footballeur gonfle démesurément. Dès le 5 juillet, le verdict médical tombe : le CHR de Lille met en évidence la présence d'un streptocoque, une bactérie i infectieuse qui pourrait provenir de l'intervention à la clinique du Parc.
"SECRET MEDICAL"
Evidemment, l'immobilisation du joueur a
des conséquences en rapport avec les salaires
pratiqués dans le monde du football professionnel
: 35.500 euros mensuel hors primes. Le L.O.S.C
avait acheté à prix d'or son "viking
blond" repéré alors qu'il
était à la pointe de l'attaque de l'équipe
nationale du Danemark lors de l'Euro 2000.
(…)
M. Vincent Potié défend le professeur Chastenet
responsable de l'intervention contestée
à la clinique du Parc "je ne
m'oppose pas à la nomination d'un expert
mais mon client n'a pas commis la moindre
faute, le joueur a été informé précisément
des risques et nous avons d'ailleurs trois
témoins". M. Berton sourit
car Mikkel Beck, présent hier en personne,
n'a visiblement pas une pratique très précise
de la langue française. (…) Le président
Bernard Mericq siffle rapidement la fin
de la partie : un expert sera nommé le 7
janvier et , à la même date, le président
répondra sur la question des 100.000 euros.
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