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Une pornothèque à la mairie de cambrai
Le canard enchaîné
27 novembre 2002 |
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Le
débat sur le porno à la télé fait rage depuis
des mois : après les menaces d'interdiction
proférées par Christine Boutin puis Dominique
Baudis, Blandine Kriegel a annexé le sujet
dans son rapport très controversé sur la
violence à la télé. Quant au député UMP
du Bas-Rhin, Yves Bur, il a concocté une
proposition de loi instaurant un double
cryptage, avec " déverrouillage volontaire
", qui devrait être examinée par l'assemblée
le 12 décembre.
Suspense intolérable : son collègue François-Xavier
Villain, député-maire de cambrai votera-t-il
cette loi ?
Ce parlementaire de la cuvée 2002 siège
bien comme non inscrit sur les mêmes bancs
que les grands progressistes Philippe de
Villiers ou Patrick Balkany. Mais sous son
règne ? Il s'en est passé des drôles à Cambrai.
En septembre 2001, à l'occasion d'une perquisition,
les gendarmes, surpris, étaient tombés sur
une vidéothèque bien particulière mise à
disposition des employés municipaux par
l'amicale du personnel : " Garage
à bites ", " Dépravations
humides ", " Rêves
d'anus ". Les titres semblaient
choisis pour fouetter la productivité dans
les bureaux, ou du moins stimuler les fantasmes
sur les collègues, …
Les cassettes étaient commandées sur internet
ou sur catalogue, les factures réglées sur
le compte de l'association qui reçoit une
subvention municipale.
L'ancien président de l'amicale, rétrogradé
depuis vice-président, explique aujourd'hui
:
" Certains adhérents me l'avaient
demandé. Il y avait une demande, c'est comme
pour les films d'action ou les films comiques."
mais, curieusement, cet employé municipal
modèle se faisait envoyer la plupart des
cassettes au domicile de ses parents. "
Parce qu'à la mairie des employés piquaient
le courrier ; " Et il conservait
ses vidéos sous clé, tout en éditant un
petit catalogue.
Le député-maire de cambrai n'a pas souhaité
répondre aux questions du "
Canard " sur ces cassettes.
Sans doute parce que cette belle initiative
en faveur de la formation continue du personnel
communal pourrait désormais être mal vue
par les Kriegel, jacob, Boutin, Bur et consorts
?
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La
voix du nord 28/11/02
Un article du " Canard Enchaîné " jette
le trouble
Pourquoi un an après ?
Dans son édition d'hier, Le Canard Enchaîné,
a publié un article intitulé Une pornothèque
à la mairie de cambrai. Inutile de dire
que celui-ci, depuis a fait beaucoup parler.
L'article revient sur une histoire qui s'est
passé en septembre , lorsque les gendarmes
avaient découvert des cassettes classées
X dans la vidéothèque réservée aux employés
municipaux, vidéothèque se trouvant donc
à la mairie. " Certains adhérents
me l'avaient demandé ", commente
dans cet article toujours, l'ancien président
de l'amicale. Pour sa part, le maire de
Cambrai, s'il n'a pas souhaité répondre
aux questions du Canard, n'a pas souhaité
s'exprimer sur cette affaire non plus hier.
Et pourquoi le ferait-il interrogent en
substance ses collaborateurs à la mairie,
l'affaire étant close et surtout vieille
de plus d'un an ?
Reste que tout de même, à l'hôtel de ville,
on s'interroge sur la pertinence de cet
article. Pourquoi ressort-on cette histoire
un an après ? Quelques-uns on une idée sur
la question, mais ne veulent guère en dire
plus. D'autres ne comprennent pas pourquoi
autant de bruits : visionner des cassettes
X n'est en rien un délit.
Du bruit pour rien alors ?
La voix du
nord 28/11/02
Des cassettes X qui ressortent du placard
Si le débat sur l'accès à la pornographie
est d'actualité, il y a un peu plus d'un
an, on dissertait déjà sur ce sujet à Cambrai.
En septembre en effet, lors d'une perquisition
qui avait lieu dans le cadre de l'enquête
sur les abus de biens sociaux, les gendarmes
faisaient une drôle de découverte dans la
vidéothèque réservée aux employés communaux,
à cambrai. Entre les films romanesques,
les films comiques et les films d'action…des
cassettes classées X.
Certes, visionner des films pornographiques
n'est pas un délit. Mais le trouver là pouvait
surprendre, décontenancer. L'ancien président
de l'amical du personnel, amicale qui gérait
cette vidéothèque, n'y voyait pour sa part
aucun mal. Il y avait une demande qu'il
fallait satisfaire. Point à la ligne.
Confiscation
Reste que la perquisition a entraîné la
confiscation des cassettes à caractère pornographique,
pour l'enquête. Et depuis, l'affaire a été
classée et le rayonnage de la vidéothèque
se sont assagis. Tout aurait pu en rester
là. Si ce n'est qu'hier, Canard Enchaîné
a ressorti les cassettes du placard. Dans
un article parlant de pornothèque à la mairie
de Cambrai, le journal satirique s'interroge
sur ce que votera le député-maire de cambrai,
François Villain, lors de la présentation
à l'Assemblée de la loi à venir sur la pornographie
à la télé.
L'élu n'a pas souhaité discuter de cette
affaire hier. " On ne voit pas
l'intérêt de revenir sur cette histoire
qui remonte à plus d'un an ",
explique un de ses proches collaborateurs,
ce dernier précisant que, comme beaucoup
à la mairie, il n'avait découvert l'existence
de ses cassettes que lors de la perquisition
des gendarmes. Peu de monde à l'hôtel de
ville de Cambrai aurait été en fait au courant
de ce rayonnage particulier à la vidéothèque.
On peut imaginer aisément que seuls ceux
dont la demande émanait disposaient des
cassettes X. Discrétion oblige.
Reste qu'à la mairie de Cambrai, comme en
ville d'ailleurs, on s'interroge sur le
pourquoi et le comment surtout, de ce retour
sur le devant de la scène des cassettes
qu'on ne peut, de toute façon, plus se procurer.
Certains évoquent une affaire de mœurs non
encore jugée et qui concernerait un des
protagonistes de cette histoire de cassette
X. On voudrait " lui mettre
la pression "…
La voix du
nord 12/12/02
Un père de famille jugé pour agression sexuelle
sur mineur de quinze ans par ascendant.
Le jugement sera rendu le 7 janvier.
Discerner la justice de la morale. Voilà
ce à quoi le ministère public s'est escrimé,
délicat exercice d'équilibre, mardi en clôture
de l'audience . Exhaustif, crispant voire
crispé, le rappel des événements ayant trait
à l'agression sexuelle d'une fillette de
quatre ans et demi par son père en juin
2001 a confronté deux monuments de ténacité.
D'une part, un homme prévenu du délit niant
continuellement les faits. De l'autre ,
son ex compagne, ferme et résolue à le voir
sanctionné. Au final, une lutte à couteaux
tirés au cours de plaidoirie fleuve, réunissant
une liste de pièces à charge interminable.
De fait, en vue d'examiner le volumineux
dossier, le tribunal a mis le jugement en
délibéré au 7 janvier.
Mano a mano
Néanmoins, rien n'a été occulté. Ni la description
des rapports d'expertises de la fillette,
commentées à l'envi par les deux parties
; ni le portrait d'un père s'adonnant volontiers
aux plaisirs de la chair en compagnie d'adultes,
mais récusant catégoriquement toute déviance
incestueuse. Dans ce mano a mano électrique,
le procureur Regnauld a puisé un aspect
prépondérant. Au-delà des faits incriminant
le père(agression sexuelle sur mineure de
15 ans par ascendant), le tribunal devra
évacuer bien des éléments corollaires de
la seule question qui prévaut - "
le fait que la culpabilité ou l'innocence
soit affirmée " - , outre
l'interrogation rémanente de l'honneur,
qu'il soit paternel ou maternel ; "
le conflit délétère lié à la séparation
des conjoints " ; "
propension du prévenu aux joies du sexe
"…Seul pièce signant un penchant
défavorable au père, le titre de vidéos
visionnées par ce dernier. Que requérir
? Justement, rien de quantifiable, tant
l'intime conviction repose sur une problématique
manichéenne. La dénégation absolue face
aux aveux enfantins jugés par un expert,
" crédibles et spontanés ".
Des aveux faisant force de loi "
où un jeune enfant accuse, pas une fabulation
" lâche Me Berton, avocat
de la partie civile. A contrario, Me Villain,
défenseur du père, a le sentiment "
qu'inculquer à une petite fille ce qu'on
a envie d'entendre est facile ".
Entre les deux, une gamine traumatisée.
Voix du nord
08/01/03 ?
Cambrai.
Agression sexuelle sur mineure :un employé
municipal condamné.
Le tribunal de cambrai a rendu son jugement
hier concernat des actes d'agression sexuelle
sur mineure de 15 ans par ascendant. L'homme,
un employé municipal de la ville de cambrai,
a été jugé coupable dans cette affaire très
complexe. D'un côté, un père de famille
qui a toujours nié les faits qui lui étaient
reprochés mais dont " la propension
aux joies du sexe " était
certainement supérieure à la moyenne. Faits
aggravants ou peu enclins à l'aider, il
avait du répondre de la gestion de cassettes
vidéo à caractère pornographique dans le
cadre de son rôle de président de l'amicale
des membres du personnel communal. De l'autre
côté, une mère résolue à voir son mari sanctionné
et dont la séparation s'est déroulée dans
un conflit délétère, et une jeune fille
aux aveux jugés " crédibles et spontanés
par un expert. L'homme a donc été jugé coupable,
et condamné à un an de prison avec sursis
et mise à l'épreuve de deux ans avec contrôle
par un juge d'application des peines. La
condamnation a été assortie d'une amende
de 1 500 €, d'un euro de dommages et intérêts
et de 500 € au titre des indemnités de procédure.
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Observatoire du cambrésis
Match judiciaire à 100.000 euros
Nord Eclair, 12 décembre 2002 |
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La
parole de l'un contre celle de l'autre…la
grand-mère de la fillette accuse son gendre,
qui crie au " complot "
Les faits qui pèsent sur l'homme sont lourds.
Il est accusé d'avoir effectué des attouchements
sexuels sur sa fille de 5 ans. Ces faits,
il les a toujours nié encore à la barre
du tribunal de Cambrai.
" Papouilles à sa fille "
Tout a commençé en juin 2001. La grand-mère
est alertée par les propos de la petite
fille qui demande de lui faire
" des papouilles sur son sexe comme papa.
" Une autre fois, alors que
la mamie met un suppositoire à sa petite
fille, celle-ci lui dit que "
son papa lui met quelque fois un plus gros
suppositoire ". la mère est
alertée et décide de demander devant le
juge des affaires familliales à ce que LM
n'ait plus droit de visite et d'hébergement
pour sa fille.
Devant le juge elle ne parle pas de ce que
sa grand-mère a dit, elle fait fait part
de la violence qu'exercerait LM.
En août, la mère porte plainte. Une enquête
est alors diligentée. La petite fille est
entendue par les gendarmes, divers experts
et le juge d'instruction. A chaque fois,
elle donnera la même version. Les experts
vont conclure que la petite fille a été
victime d'un traumatisme mais que ses propos
sont crédibles.
A la barre, il reconnaît avoir fait des
" papouilles à sa fille "
pour l'endormir, mais qu'en aucun cas il
ne les faisait sur le sexe de son enfant.
LM a vécu avec la mère durant plusieurs
années, mais assez rapidement les relations
se sont dégradées. Pour lui il est victime
d' " un complot ".
Durant l'instruction menée par le président
J.M Parichet, Maître Eric Villain, avocat
de la défense, fait remarquer qu'il est
qu'une mère qui a appris en juin que son
enfant a été victime d'attouchements sexuels
voir d'un viol, ne porte plainte ne porte
plaine qu'au mois d'août et ne s'inquiète
pas que son père continue à voir son enfant.
Un complot ?
Une fois les faits exposés les deux parties
vont s'affronter par avocats interposés.
Maître Berton représente la partie civile.
Pour lui, il n'y a pas de doute, LM est
coupable : " la grand-mère n'a
pas menti pour faire plaisir à sa fille.
La petite fille ne peut pas avoir inventé
une telle histoire. "
Me berton parle de la vie tourmentée de
LM, notamment au niveau sexuelle. Il a enregistré
par le biais d'internet de nombreuses cassettes
pornographiques. Il effectue des annonces
de même style par mail. Une enquête prouvera
que les fichiers ouverts sur l'ordinateur
de son lieu de travail sont à 50 % pornographiques.
Pour la partie civile, il ne s'agit pas
de la parole d'une gamine contre celle de
son père, mais de faits extrêmement graves
qui méritent d'être sanctionnés.
Le ministère public va demander au tribunal
de ne pas tenir compte du rapport de l'expert,
d'évacuer le conflit de séparation et le
fait que le prévenu aime le sexe. Alors
dit le procureur : " il reste la parole
de la famille et les dénégations du père,
mais ce qui fait pencher la balance, c'est
le choix des cassettes. Il y a quelque chose
qui ne va pas. C'est un signe, un penchant.
C'est pourquoi je requiers une application
ferme de la loi pénale.
Maître Eric Villain entame alors sa plaidoirie
: " quelque soit la décision, la souffrance
de mon client est immense. Comme tout papa,
il a des rapports proches avec sa fille
qu'il n'a pas vu depuis le 5 août 2001.
Une fois encore, Maître Eric Villain fait
remarquer l'étrange attitude de la mère
: " elle a la connaissance de ce
qui peut arriver de pire à un enfant et
ne le dit pas au juge des affaires familiales
". Puis l'avocat de la défense
souligne " l'embarras du parquet ". Pourquoi
faut-il dans une affaire de pédophilie en
rajouter et faire part de tout un environnement
? (…)
Pour moi, il y a complot car le dossier
est vide alors on le gonfle avec des films
pornos . On trouve une alliée qui autrefois
était une rivale et on décide de mettre
au point une stratégie pour faire plonger
mon client. On exerce des pressions sur
son ex-épouse pour qu'elle témoigne contre
LM(…)
Pour Maître Eric Villain il n'y a pas de
doute, on a monté un complot pour bousiller
son client. L'affaire est mise en délibéré
au 7 janvier 2003
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