Quick halal: l'affaire s'emballe
Ecrit par Julien Dufurier
La polémique continue au sujet des hamburgers halal. Vendredi, le parquet de Lille a ouvert une enquête préliminaire pour discrimination.
Roubaix se serait sans doute bien passé de cette publicité. Quick a beau proposer des sandwichs 100% halal dans plusieurs de ses restaurants en France (Villeurbanne, Argenteuil, Marseille…) c’est sur le restaurant roubaisien que se focalise la polémique depuis la sortie de Marine Le Pen sur Canal+. Il y a huit jours, la tête de liste FN pour les régionales dans le Nord Pas-de-Calais dénonçait cette nouvelle offre en parlant "d’islamisation de la France".
En une semaine, les hamburgers halal sont passés des cuisines à la table judiciaire. Jeudi, le maire de Roubaix, René Vandierendonck déposait plainte pour discrimination. "Cela ne me gène pas qu’il y ait une offre halal, explique l’élu. Mais ça va trop loin. Quand on ne propose que cela, cela devient de la discrimination."
Dernier épisode en date : l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Lille vendredi. "C'est dans la logique institutionnelle, lorsqu'une plainte est déposée, le procureur ouvre une enquête préliminaire", constate Me, Jean Reinhart, l’avocat de Quick.
Depuis le dépôt de la plainte par Me Franck Berton, l’avocat de la ville de Roubaix, les réactions pleuvent. Pour Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille interrogé sur GrandLille TV, la polémique n’a pas lieu d’être. "Quand halal rime avec Quick cela pose un problème en revanche, quand c’est au marché de Wazemmes, ça ne dérange personne constate-t-il. Cette offre entre dans une logique commerciale et privée, je pense que le maire de Roubaix n’a pas le droit d’intervenir dans ce genre de choses."