Burger halal Quick : le maire de Roubaix met la pression
Ecrit par BRIGITTE LEMERY
Le maire socialiste de Roubaix, René Vandierendonck, ne digère pas le burger halal à la dinde, imposé par Quick à Roubaix comme dans sept autres villes de France, à la place du burger bacon.
Hier, lors d'une rencontre avec la direction régionale de Quick, avant de voir la direction nationale, le maire de Roubaix s'est opposé au test : « Je souhaite que Quick sorte par le haut de cette affaire. Je ne fais de procès d'intention à personne mais souhaite faire respecter une offre commerciale non discriminatoire. Je mets en avant une position de droit en disant oui à une offre halal mais non exclusive. Je ne céderai pas d'un pouce et explorerai toutes les voies juridiques avec un avocat, Me Frank Berton. »
René Vandierendonck a déjà saisi la HALDE (Haute Autorité de lutte contres les discriminations). Il a informé la Caisse des dépôts, principal actionnaire de Quick. Il envisage un arrêté municipal, une délibération au conseil municipal fin mars afin de demander réparation pour la stigmatisation dont la ville et les musulmans roubaisiens sont l'objet : « Les musulmans roubaisiens n'ont pas fait pression sur Quick pour avoir cette exclusivité et n'apprécient pas d'être stigmatisés. Même la grande mosquée de Paris ne demande pas cela ! »
Après René Vandierendonck, d'autres voix s'élèvent : Marine Le Pen accuse « l'État de lever l'impôt islamique », Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, « n'apprécie pas tout ce qui peut s'apparenter à du communautarisme », Richard Mallié, député des Bouches-du-Rhône, « s'associe totalement au maire de Roubaix dans ce combat républicain ». Et la Fondation Brigitte-Bardot dénonce « la généralisation et la banalisation de produits issus d'abattages rituels cruels pour l'animal ». Sans compter le buzz Internet !