Outreau : le mea culpa d'un psychologue
PROCÈS
Les conclusions de l'expert avaient servi à justifier la détention provisoire des accusés, parfois pendant des années.
LE MATIN, un psychologue livre, enfin, un mea culpa bien venu aux assises de Paris. Michel Emirzé, qui avait examiné les dix-sept accusés initiaux de l'affaire d'Outreau, avait décelé quasiment chez chacun des traits de personnalité qu'on retrouve aussi chez les pédophiles. En l'occurrence : immaturité affective et/ou égocentrisme. On les retrouve aussi chez la plupart des gens, mais cette intéressante précision manquait à ses conclusions de l'époque. Lesquelles avaient en tout cas permis au parquet de Boulogne-sur-Mer et à la chambre de l'instruction de Douai de justifier le maintien en détention provisoire des intéressés, parfois pendant plusieurs années.