Le Premier ministre « au bord des larmes »

Il y a décidément quelque chose de touchant dans ces petits gestes qu'ils ont entre eux. Une manière de se tenir très fort le bras quand ils s'embrassent, de soutenir leurs regards de complicité ou de prendre des nouvelles de ces petits riens de la vie qui, maintenant, pour eux, ont pris des proportions considérables. Comme si leur complicité n'avait pas besoin des mots pour s'exprimer, comme si quelque chose qui nous échappe les reliait les uns aux autres pour de bon, cette fois.
Dans la rue de Varenne bouclée par la police, ils se sont retrouvés à grands coups de sourires un peu retenus, preuve qu'ils avaient bien conscience de quelque chose d'extraordinaire.