Du flot de mots déversés depuis quatre semaines dans l'enceinte de la cour d'assises de Paris qui juge en appel l'affaire d'Outreau, on voudrait retenir longtemps ceux de deux femmes. A l'âge où d'autres regardent grandir leurs petits-enfants, la première partage son quotidien, dans un pavillon d'Outreau avec son fils handicapé de naissance que, chaque matin elle doit habiller, laver, raser, et qui ne peut ni manger ni se déplacer sans elle.