L'interminable attente des époux Lavier

Ecrit par Geoffroy Tomasovitch
FRANCK ET SANDRINE se sont rencontrés en octobre 1998, mariés au printemps suivant et ont eu deux enfants ensemble. Les époux Lavier s'aiment, mais ne pourront pas se voir avant le procès de . septembre. Depuis leur condamnation au procès de Saint-Omer, ils ne peuvent pas vivre ensemble et leurs enfants sont placés dans des familles d'accueil. Franck, 27 ans, a même l'interdiction de rencontrer sa femme depuis le verdict rendu début juillet 2004. Il vit chez sa mère près de Boulogne-sur-Mer où il cherche du travail.

« le report est une catastrophe »

Sandrine, elle habite seule un appartement à Boulogne. Elle ne travaille pas et s'occupe de ses parents. « Quand on sollicitait une modification de son contrôle judiciaire, on nous invitait à attendre le procès en appel. On ne va pas se plaindre du supplément d'information, mais il y a un revers de la médaille dont les Lavier vont pâtir. Sur ce plan, le report est une catastrophe »., réagit Maître Franck Berton, avocat de Franck Lavier. Son client, déprimé, attendait avec angoisse l'ouverture des débats devant la cour d'assises d'appel. « Il ne pensait qu'à ça, il se préparait pour ce rendez-vous. Aujourd'hui il est effondré. Le report aura des conséquences psychologiques », rapporte Maître Berton qui va malgré tout batailler pour obtenir un assouplissement du contrôle judiciaire de son client. « Franck et Sandrine se retrouvent otages de la faillite de l'instruction du juge Burgaud. A trois semaines du procès, on relance l'enquête pour compléter une instruction démarrée il y a quatre ans. C'est halluciant », ajoute l'avocat lillois. Maître Phillipe Lescène, conseil de Sandrine comme son mari ont toujours clamé leur innocence. Ils n'en peuvent plus d'attendre. Ce supplément d'information est une bonne initiative, on ne peut pas la reprocher à la présidente de la cour d'assises. Le scandale, c'est que cela n'a pas été fait plus tôt ! » Aujourd'hui , Maître Lescène tente d'amélioration le droit de visite de Sandrine à ses quatre enfants. Depuis le procès, il est passé de une heure tous les quinze jours à une heure par mois.