Liberté d'expression ou exploitation politique d'un drame

Six semaines après le drame, le Front National a distribué des tracts précisant, à propos de Franck Tavernier, " sa mort aurait pu être évitée si les politiciens avaient pris des décisions qui s'imposent au lieu de pactiser avec des voyous ".

Selon Me Franck Berton, avocat de la famille du défunt, " ce tract de propagande politique n'a nullement été autorisé par les ayants-droits de Franck Tavernier et constitue une faute engageant la responsabilité du Front National ". L'avocat évoque l'article 9 du code civil qui indique que chacun a droit au respect de la vie privée.

Me Berton explique qu' "en associant le nom de Franck Tavernier à une publication dont l'un des mobiles est la récupération à des fins de propagande politique d'un fait divers dramatique ayant choqué l'opinion publique, le Front national a porté gravement atteinte à l'intimité de la vie privée de la famille Tavernier ainsi qu'à son nom".

Enfin, conclut Me Berton "la provision engendrée par le tract est telle que la famille Tavernier craint aujourd'hui des représailles, les idées extrémistes véhiculées par le FN entraînant des réactions violentes".