Un des criminels aurait dû être en prison au moment des faits
Ecrit par Julien Laurens
GABRIEL FEREZ et Laurent Bonomo n'auraient jamais dû mourir. Cette nuit maudite du 28 au 29 juin 2008, ils auraient dû passer la soirée ensemble, sans être inquiétés. Car Dano Sonnex aurait dû être en prison au moment des faits. C'est un dysfonctionnement de la justice et de la police britanniques qui a permis au meurtrier d'être libéré sous caution après avoir arrêté pour une infraction commise alors qu'il était en liberté conditionnelle. Un rapport de la justice britannique établit clairement que « des erreurs de jugement (...) ont joué un rôle important dans la gestion de l'affaire. (...) Si à un moment des actions appropriées avaient été justement accomplies, elles auraient pu avoir une incidence sur l'infraction qui s'est ensuivie ».
« On est dans une succession d'erreurs dramatiques. Tout le monde savait que Sonnex était très dangereux et pourtant il a été laissé en liberté sans jamais être inquiété avant de procéder à ces assassinats odieux. Il y a une faute lourde de l'Etat anglais. C'est un scandale. Il faut que la justice et la police prennent leurs responsabilités. On a un sentiment de révolte. On aurait dû à l'évidence éviter ce drame. C'ést un sentiment de colère et d'incompréhension totale », confie Me Frank Berton, l'avocat d'Olivier Ferez.
Jack Straw, le ministre de la Justice anglais, s'est excusé auprès des familles. « Mais cela ne suffit pas. On ne peut pas s'en contenter. Ce serait trop facile. Tout cela aurait dû être évité », réplique Guy Bonomo. Les parents des deux étudiants décédés ont annoncé qu'ils entendaient poursuivre le Royaume-Uni.