Procès de Londres : la douleur des familles

Ecrit par Steve Maisey
LONDRES (ROYAUME-UNI), HIER.

Les photos des corps meurtris, montrées aux jurés et aux familles, étaient intenables, hier, lors du procès des meurtriers présumés des deux étudiants français, Laurent Bonomo et Gabriel Ferez, massacrés de plus de 240 coups de couteau le 29 juin 2008 à New Cross (sud-est de Londres).

« C'est difficile parce qu'on commence à nous exposer les faits », a confié le père de Laurent Bonomo (ici aux côtés de la mère de Gabriel Ferez et de la petite-amie de Laurent). « Barbares », « inimaginable horreur », « férocité incroyable et sans pitié » voilà comment Crispin Aylett, l'avocat de l'accusation, a décrit les meurtres. Il a raconté ce cambriolage qui a mal tourné et comment Daniel Sonnex, 23 ans, et Nigel Farmer, 34 ans, les accusés qui nient les faits et se rejettent la responsabilité, sont entrés par effraction dans le studio de Laurent vers 5 h 30 du matin.
Sous l'emprise d'alcool et de drogue, ils les ont ligotés puis torturés afin d'obtenir le code de leurs cartes de crédit. Après avoir retiré 360 £ avec la carte de Laurent Bonomo mais échoué avec celle de Gabriel Ferez, ils les ont sauvagement tués, « par vengeance » selon l'avocat.