Le "ras-le-bol" du père de Typhaine

Le père de Typhaine Taton, déclarée disparue en juin 2009 à Maubeuge puis retrouvée morte et enterrée début décembre en Belgique, a déclaré cet après-midi son "ras-le-bol" d'attendre les résultats de l'autopsie de sa fille défunte, ajoutant qu'il n'était "pas du tout normal" qu'il ne sache toujours pas de quoi sa fille est morte.



"C'est le ras-le-bol d'attendre. Et surtout l'incompréhension de ne pas savoir de quoi ma fille est morte, a-t-il expliqué lors d'un point-presse organisé à Douai avec son avocat, Me Raphaël Théry. Trois mois, ça fait très long, surtout pour moi. Je ne pensais pas que ça durerait aussi longtemps, je pensais avoir tout de suite la cause du décès de ma fille."

Le corps de la fillette avait été retrouvé le 9 décembre, enterré dans un bois de Marcinelle, près de Charleroi, sur les indications de Nicolas Willot, le beau-père de Typhaine. Sa mère, Anne-Sophie Faucheur, avait reconnu que sa fille âgée de 5 ans était décédée au domicile familial des suites d'une punition qui aurait mal tournée, après avoir subi pendant des mois des brimades et vexations régulières. Pendant six mois, elle et son compagnon avaient tenu une version tout à fait différente, affirmant que la fillette avait disparu au cours d'une promenade à Maubeuge. Aujourd'hui, tous deux sont mis en examen et incarcérés dans cette affaire.

"Nous devons nous fier aux déclarations d'Anne-Sophie Faucheur et de son concubin. Nous estimons que ça ne peut pas être suffisant, comte tenu notamment du fait qu'on a été un quand même bien balladés, qu'on nous a menti pendant des mois et il faudrait maintenant prendre pour argent comptant ce qui est dit, précise Raphaël Théry. Les médecins légistes sont là pour objectiver les choses et nous, on attend ça, et je ne sais plus quoi répondre à M. Taton. Dans une telle affaire, il devrait maintenant savoir de quoi sa petite fille est décédée. Il y a peut-être des difficultés, mais ces difficultés-là, on est prêt à les assumer. Nous, on attend la vérité quelle qu'elle soit, donc, qu'on nous la dise !"