La mère de Typhaine mise en examen

La mère de la petite Typhaine, disparue en juin, a été mise en examen après avoir avoué la mort de sa fille.

Typhaine, la petite fille de cinq ans dont la disparition à Maubeuge avait été annoncée le 18 juin dernier, est morte. Sa mère, Anne-Sophie Faucheur (23 ans) a avoué le décès de sa fille dans la nuit de lundi à mardi, à l’occasion d’une seconde garde à vue.

"Depuis cinq mois, la maman a donc trompé tout le monde. Le père de Typhaine, qui était obligé de lui faire confiance, est totalement anéanti", Me Raphaël Théry, avocat de François Taton, le père de Typhaine.

Jusqu’à présent, son concubin, Nicolas Willot (24 ans) et elle avaient toujours défendu la thèse de l’enlèvement par un inconnu. Lui aussi est passé aux aveux. Le procureur de Valenciennes, Vincent Lesclous, a annoncé ce mardi la mise en examen d’Anne-Sophie "pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineure de 15 ans".

Selon la version qu’Anne-Sophie a donnée aux policiers, "Typhaine serait décédée accidentellement le 10 juin au soir d'une chute dans un bac à douche qui ferait suite à une première chute dans un escalier. D'après la mère, la petite était seule dans la douche", a déclaré le procureur, ajoutant aussitôt : "nous avons des raisons de penser que ce n'est pas ce qui s'est passé, que la mort de Typhaine n'est pas purement accidentelle".

En effet, d’après une source proche de l’enquête, Nicolas a présenté la petite fille comme "la souffre-douleur de la famille", "victime de sévices assez réguliers de sa part et de la part de sa mère".

Nicolas doit à son tour être déféré devant le Parquet de Valenciennes ce mercredi. Sur ses indications restées imprécises, des policiers français et belges fouillaient ce mercredi une zone boisée près de Mons, en Belgique, où le corps de la petite fille aurait été dissimulé.
Concernant le décès de la fillette Me Emmanuel Riglaire, l'avocat d'Anne-Sophie Faucheur, a parlé ce mardi d'une "punition qui va trop loin" infligé par le couple. Il a également évoqué "un massage cardiaque trop fort" qui aurait été réalisé par Nicolas Willot.

"Ce jour-là, Typhaine aurait été tellement pas sage que la punition va trop loin, ils (le couple) la mettent sous la douche froide et la laissent. Quand ils reviennent, elle ne va pas bien, elle suffoque. Nicolas Willot, qui est pompier volontaire, lui fait un massage cardiaque, mais trop fort, en vain", a expliqué l'avocat à l'AFP.
Me Riglaire a également précisé que la mère de Typhaine aurait voulu appeler les secours, mais son concubin s'y serait opposé. Pour l'avocat il s'agit d'une "responsabilité partagée", précisant que Nicolas Willot "ne contredit pas" la version de sa cliente.