François Taton, le papa de Typhaine, reçu par le juge d'instruction hier
Ecrit par CARINE BAUSIÈRE, FRANÇOIS FLOURENS
Deux jours après Anne-Sophie Faucheur, la maman de la petite Typhaine disparue le 18 juin à Maubeuge, François Taton, le papa, a été entendu hier par le juge d'instruction au tribunal de Valenciennes.
C'est à sa demande, en tant que partie civile, que le père de la petite fille a été reçu, accompagné de son avocat, Me Théry. Au terme d'une entrevue de plusieurs heures, François Taton a lui aussi pu prendre connaissance de l'avancée de l'enquête. Mais il n'a fait aucun commentaire à la sortie du tribunal, avant de rejoindre ses parents dans l'appartement familial de Mons-en-Baroeul.
Questions
C'est là que la grand-mère de Typhaine se ronge les sangs depuis trois mois « et une semaine », compte-t-elle. « Quelles pistes suit la police judiciaire ? s'interroge-t-elle. Si on exclut l'accident, il reste l'hypothèse familiale ou l'enlèvement.
Et si c'était vraiment un enlèvement, que la maman n'a pas menti, ma petite-fille doit être très loin. Si elle est tombée dans les griffes d'un homme, alors elle souffre tous les jours, c'est mon sentiment. » Dans la tête de Marie-José Taton, les idées s'entrechoquent. « Je m'occupe beaucoup dans la journée, pour ne pas y penser, mais la nuit, c'est plus difficile, avoue-t-elle. Pourquoi l'alerte enlèvement n'a-t-elle pas été déclenchée tout de suite ? Et pourquoi le juge des enfants n'a-t-il pas statué avant sur la garde de Typhaine ? Mon fils en a fait la demande en janvier après que la maman est venue la chercher à Faches-Thumesnil. Ma petite-fille serait peut-être encore avec nous en ce moment. » Sur ce dernier point, la décision, initialement prévue cette semaine, a été reportée à la fin du mois. Pour le reste de ses inquiétudes, Marie-José Taton attend désormais d'avoir elle aussi accès au dossier. Car même si les choses n'ont pas avancé, elle tient à l'entendre