François Taton est-il venu demander à la juge la garde de Caroline, la soeur aînée de Typhaine ?
Ecrit par Géraldine Beys
Hier après-midi, la mère de Typhaine, Anne-Sophie Faucheur, et le père de la fillette, François Taton avaient rendez-vous avec la juge des enfants pour une audience où il s'agissait de débattre de la garde de Caroline, leur fille aînée, âgée de 6 ans, et soeur de Typhaine.
Il est un peu plus de 13 h 30 hier quand une kangoo de la gendarmerie nationale s'engage dans la rue du Maréchal Joffre à Avesnes-sur-Helpe.
Dedans, à l'arrière, se trouve Anne-Sophie Faucheur dont le visage est caché sous une couverture.
La maman de Typhaine est attendue par le juge des enfants du tribunal d'Avesnes-sur-Helpe. Pas toute seule.
Une demi-heure plus tard, c'est François Taton, le père de la petite Typhaine, qui accompagné de la grand-mère paternelle de l'enfant, arrive par l'entrée principale du tribunal. Est-il venu demander la garde de Caroline, 6 ans, la soeur aînée de Typhaine ? Il ne souhaite pas faire de commentaires. Son avocat Raphaël Théry est prêt à parler, une fois seulement l'audience terminée. Une heure trente plus tard, alors que l'audience est encore en cours, Me Théry confie ne pas vouloir s'exprimer sur ce qui s'est dit à l'audience. En tout cas pas maintenant. La garde de Caroline, qui était l'un des enjeux de cette entrevue avec la juge des enfants, n'est pas encore tranchée.
L'avocat ne veut pas d'un témoignage prématuré. Il accepte néanmoins d'évoquer l'état d'esprit dans lequel se trouve François Taton.
François Taton veut « la vérité ! »
« Cet homme subit trop de choses aujourd'hui et n'a pas de réponses à ce qui s'est passé. Quand ? Comment ? C'est de la souffrance, de l'incompréhension. Il y a du ressentiment ».
Quand on lui demande ce que François Taton attend de la justice aujourd'hui, Me Raphaël Théry répond simplement : « La véri té ! Que l'on sache ce qui est arrivé à Typhaine très précisément. Ce que cette petite fille a subi, dans quelles conditions et que la Justice passe. C'est sa chair Typhaine, c'était son petit bout. C'était sa petite fille et il attend bien évidemment de la Justice que la vérité se fasse ».
Une autre question que se pose François Taton c'est bien pourquoi Anne-Sophie Faucheur est allée chercher Typhaine fin janvier pour cinq mois plus tard apprendre sa mort. « C'est la question qu'il se pose depuis cette triste nouvelle il y a une semaine. Ça ne faisait pas partie des schémas qu'on pouvait craindre ou imaginer depuis la prétendue disparition du 18 juin dernier. François Taton faisait confiance à la maman. La maman était revenue chercher Typhaine. Une maman qui vient rechercher sa petite fille c'est pour lui apporter de l'affection, ce n'est pas pour arriver là où on est aujourd'hui, on ne comprend pas ».
Personne ne comprend. Hier, en quittant le tribunal d'Avesnes-sur-Helpe, François Taton, d'un signe de tête compréhensible, nous a fait savoir que ce n'était pas le moment pour lui de dire ce qu'il avait sur le coeur. Une autre fois peut-être. Il ignorait alors que des restes humains pouvant être ceux de la petite avaient été découverts à Marcinelle en Belgique.