Affaire Typhaine : l'enquête se poursuit, l'inquiétude grandit

Ecrit par N.C.
Les enquêteurs de la PJ de Lille poursuivent toujours leurs recherches concernant Typhaine, 5 ans, disparue à Maubeuge le 18 juin. Les parents, qui tentent de garder espoir, se sont constitués partie civile.

On se souvient que l'alerte enlèvement n'avait pas été déclenchée le jour de la disparition de la jeune Typhaine par « manque d'éléments probants ».
Pourtant, aujourd'hui, outre la piste familiale toujours étudiée, la thèse de l'enlèvement est de plus en plus sérieusement envisagée. L'insuccès des recherches dans la Sambre, fouillée à plusieurs reprises, a fortement limité la possibilité d'un accident. Dernièrement, les policiers ont procédé à de nouvelles vérifications. Notamment auprès de personnes ayant des antécédents judiciaires liés à la pédophilie ou aux agressions sexuelles et vivant dans les alentours de Maubeuge.

Père et mère se constituent partie civile.
Pendant ce temps, le père et la mère de l'enfant, qui entretiennent une relation conflictuelle, se sont constitués partie civile. Me Emmanuel Riglaire, qui intervient pour la mère, tente de « contribuer à l'enquête par des éléments de personnalité ». Il ajoute que sa cliente « garde espoir que Typhaine ait été enlevée, peut-être par un membre de la belle-famille ». Me Raphaël Théry, avocat du père François Taton, se refuse à ce genre de « commentaires superflus, voire contre-productifs ». Il évoque l'inquiétude de son client et espère, tout comme son homologue, avoir prochainement accès au dossier.