Affaire Typhaine : garde à vue de la dernière chance ?
Les policiers de la PJ de Lille ont de nouveau placé en garde à vue hier matin la mère de Typhaine, cette enfant de cinq ans déclarée disparue à Maubeuge depuis le 18 juin.
Les enquêteurs souhaitent la mettre face aux incohérences du dossier.
Le mystère de la disparition de Typhaine Taton va-t-il enfin se dissiper ? Plus de cinq mois après ce fameux 18 juin, où Anne-Sophie Faucheur, 23 ans, est allée signaler que sa fille avait disparu dans les rues de Maubeuge, les enquêteurs de la brigade criminelle ont tenté le tout pour le tout, hier matin, en allant interpeller à son domicile d'Aulnoye-Aymeries la mère de l'enfant, qui a été placée en garde à vue pour la deuxième fois dans cette affaire.
La mère de Typhaine, dont on n'a toujours aucun signe de vie, avait en effet déjà été placée en garde à vue avec son compagnon, Nicolas Willot, au lendemain de la disparition. Mais au bout d'une dizaine d'heures, le couple avait été libéré, faute d'éléments.
Depuis, la thèse accidentelle ayant été écartée, et aucun indice ne plaidant de manière sérieuse pour un enlèvement, la police veut exploiter toutes les incohérences qui, depuis le point de départ de cette affaire, la ramènent sans relâche à soupçonner la mère de la fillette.
Il y a bien sûr ce différend entre elle et le père de Typhaine, François Taton, à qui Anne-Sophie a « enlevé » l'enfant en janvier. Ces voisins, qui ont raconté en juin qu'ils n'avaient pas vu Typhaine depuis plusieurs semaines. Et surtout ce baptême de sa demi-soeur Appoline, organisé le 13 juin, auquel Typhaine était déjà absente. Et puis, les conditions de la disparition, qui semblent des plus invraisemblables.
Ce rebondissement ne serait pas consécutif à un élément nouveau apporté par l'enquête. Mais cinq mois après le début des investigations, la PJ souhaiterait poser toutes les questions qui ont été soulevées au fil de ses vérifications. Il n'est d'ailleurs pas exclu que Nicolas Willot soit lui aussi amené à devoir s'expliquer de nouveau. L'instant crucial, sans doute, dans un dossier épineux dans lequel Anne-Sophie Faucheur a toujours clamé son innocence.