Le joueur danois du LOSC aurait été contaminé par un microbe lors d'un scanner. Il attaque la clinique car sa carrière est peut être terminée.
Que devient Mikkel Beck ? Beaucoup de supporteurs du L.O.S.C s'interrogent car voilà neuf mois que le joueur danois n'apparaît plus dans une composition d'équipe.
Pourtant il émarge toujours au club qui le paye, mais il désespère de retrouver un jour l'intégralité de ses moyens physiques.Blessé à la cheville droite en début d'année , Beck a, en effet ,contracté un microbe -un streptocoque- selon lui à l'occasion du passage d'un scanner et, depuis , il est incapable de se soumettre aux entraînements qu'exige le métier de footballeur professionnel.
Fracture de fatigue
En fin de contrat en 2003, le joueur estime aujourd'hui bien mince ses chances d'obtenir une prolongation à Lille ou de signer un nouveau contrat ailleurs lors du prochain mercanti d'hiver. " Je ne peux plus jouer au football ", plaide-t-il pour expliquer les raisons qui l'ont conduit à intenter une accusation judiciaire contre la clinique du Parc à Croix, dans la banlieue de Lille o๠il a subi son scanner.
"Depuis janvier, j'avais des problèmes avec ma cheville. Elle me faisait mal dès que je tapais dans le ballon. Les médecins du club ont fini par déceler une fracture de fatigue et ils m'ont conseillé de passer en dernier recours un scanner qui puisse confirmer de manière formelle ce diagnostique. Je l'ai passé le 17 juin et le lendemain je ne pouvais plus marcher, mon pied avait doublé de volume. Le docteur du club a cru qu'il s'agissait une allergie au produit que l'on injecte avant le scanner, mais mon état s'aggravait de jour en jour, j'ai du être hospitalisé quinze jours au C.H.R de Lille o๠on a isolé la cause du mal : un streptocoque."
Beck eut la jambe plâtrée trois semaines et dut se soumettre à un traitement à base d'antibiotiques six semaines durant. Il a depuis essayé de recourir sans succès. Il passe le temps des entraînements aux soins. "Je fais du vélo pour me rééduquer mais mon métiers c'est d'être footballeur."
Son entourage lui a conseillé de " faire quelque chose ". Il a donc sollicité un avocat, M. Franck Berton, lequel a fait une demande de référé auprès du TGI de Lille dans le but d'obtenir la nomination d'un expert médical chargé de déterminer le degré de responsabilité de la clinique du Parc et du médecin responsable du service radiologie.
Plusieurs millions
Pour l'avocat, la loi Kouchner de mars 2002, qui oblige le corps médical à prévenir le patient du risque encouru lors de l'injection de gaz précédent le scanner n'aurait pas était respectée. "Il est en outre surprenant qu'on attrape un streptocoque dans une clinique ". En vertu de quoi M. Berton réclame dans un premier temps 100.000 euros à titre de provision. "C'est le manque à gagner, en primes, du joueur", juge le conseil, qui estime que le préjudice global pourrait à terme, se chiffrer "à plusieurs millions"
Quant au L.O.S.C, il s'est joint à l'action du joueur "d'abord par solidarité" précise M. Marc Messager mais aussi parce qu'il a subi un préjudice "en ne pouvant utiliser les services de son attaquant".