Un article du

Dans son édition d'hier, Le Canard Enchaîné, a publié un article intitulé Une pornothèque à  la mairie de cambrai. Inutile de dire que celui-ci, depuis a fait beaucoup parler.
L'article revient sur une histoire qui s'est passé en septembre , lorsque les gendarmes avaient découvert des cassettes classées X dans la vidéothèque réservée aux employés municipaux, vidéothèque se trouvant donc à  la mairie. " Certains adhérents me l'avaient demandé ", commente dans cet article toujours, l'ancien président de l'amicale. Pour sa part, le maire de Cambrai, s'il n'a pas souhaité répondre aux questions du Canard, n'a pas souhaité s'exprimer sur cette affaire non plus hier. Et pourquoi le ferait-il interrogent en substance ses collaborateurs à  la mairie, l'affaire étant close et surtout vieille de plus d'un an ?
Reste que tout de même, à  l'hôtel de ville, on s'interroge sur la pertinence de cet article. Pourquoi ressort-on cette histoire un an après ? Quelques-uns on une idée sur la question, mais ne veulent guère en dire plus. D'autres ne comprennent pas pourquoi autant de bruits : visionner des cassettes X n'est en rien un délit.
Du bruit pour rien alors ?

La voix du nord 28/11/02
Des cassettes X qui ressortent du placard
Si le débat sur l'accès à  la pornographie est d'actualité, il y a un peu plus d'un an, on dissertait déjà  sur ce sujet à  Cambrai. En septembre en effet, lors d'une perquisition qui avait lieu dans le cadre de l'enquête sur les abus de biens sociaux, les gendarmes faisaient une drôle de découverte dans la vidéothèque réservée aux employés communaux, à  cambrai. Entre les films romanesques, les films comiques et les films d'action...des cassettes classées X.
Certes, visionner des films pornographiques n'est pas un délit. Mais le trouver là  pouvait surprendre, décontenancer. L'ancien président de l'amical du personnel, amicale qui gérait cette vidéothèque, n'y voyait pour sa part aucun mal. Il y avait une demande qu'il fallait satisfaire. Point à  la ligne.

Confiscation

Reste que la perquisition a entraîné la confiscation des cassettes à  caractère pornographique, pour l'enquête. Et depuis, l'affaire a été classée et le rayonnage de la vidéothèque se sont assagis. Tout aurait pu en rester là . Si ce n'est qu'hier, Canard Enchaîné a ressorti les cassettes du placard. Dans un article parlant de pornothèque à  la mairie de Cambrai, le journal satirique s'interroge sur ce que votera le député-maire de cambrai, François Villain, lors de la présentation à  l'Assemblée de la loi à  venir sur la pornographie à  la télé.

L'élu n'a pas souhaité discuter de cette affaire hier. " On ne voit pas l'intérêt de revenir sur cette histoire qui remonte à  plus d'un an ", explique un de ses proches collaborateurs, ce dernier précisant que, comme beaucoup à  la mairie, il n'avait découvert l'existence de ses cassettes que lors de la perquisition des gendarmes. Peu de monde à  l'hôtel de ville de Cambrai aurait été en fait au courant de ce rayonnage particulier à  la vidéothèque. On peut imaginer aisément que seuls ceux dont la demande émanait disposaient des cassettes X. Discrétion oblige.

Reste qu'à  la mairie de Cambrai, comme en ville d'ailleurs, on s'interroge sur le pourquoi et le comment surtout, de ce retour sur le devant de la scène des cassettes qu'on ne peut, de toute façon, plus se procurer. Certains évoquent une affaire de mœurs non encore jugée et qui concernerait un des protagonistes de cette histoire de cassette X. On voudrait " lui mettre la pression "...

La voix du nord 12/12/02
Un père de famille jugé pour agression sexuelle sur mineur de quinze ans par ascendant. Le jugement sera rendu le 7 janvier.
Discerner la justice de la morale. Voilà  ce à  quoi le ministère public s'est escrimé, délicat exercice d'équilibre, mardi en clôture de l'audience . Exhaustif, crispant voire crispé, le rappel des événements ayant trait à  l'agression sexuelle d'une fillette de quatre ans et demi par son père en juin 2001 a confronté deux monuments de ténacité. D'une part, un homme prévenu du délit niant continuellement les faits. De l'autre , son ex compagne, ferme et résolue à  le voir sanctionné. Au final, une lutte à  couteaux tirés au cours de plaidoirie fleuve, réunissant une liste de pièces à  charge interminable. De fait, en vue d'examiner le volumineux dossier, le tribunal a mis le jugement en délibéré au 7 janvier.

Mano a mano

Néanmoins, rien n'a été occulté. Ni la description des rapports d'expertises de la fillette, commentées à  l'envi par les deux parties ; ni le portrait d'un père s'adonnant volontiers aux plaisirs de la chair en compagnie d'adultes, mais récusant catégoriquement toute déviance incestueuse. Dans ce mano a mano électrique, le procureur Regnauld a puisé un aspect prépondérant. Au-delà  des faits incriminant le père(agression sexuelle sur mineure de 15 ans par ascendant), le tribunal devra évacuer bien des éléments corollaires de la seule question qui prévaut - " le fait que la culpabilité ou l'innocence soit affirmée " - , outre l'interrogation rémanente de l'honneur, qu'il soit paternel ou maternel ; " le conflit délétère lié à  la séparation des conjoints " ; " propension du prévenu aux joies du sexe "...Seul pièce signant un penchant défavorable au père, le titre de vidéos visionnées par ce dernier. Que requérir ? Justement, rien de quantifiable, tant l'intime conviction repose sur une problématique manichéenne. La dénégation absolue face aux aveux enfantins jugés par un expert, " crédibles et spontanés ". Des aveux faisant force de loi " où un jeune enfant accuse, pas une fabulation " lâche Me Berton, avocat de la partie civile. A contrario, Me Villain, défenseur du père, a le sentiment " qu'inculquer à  une petite fille ce qu'on a envie d'entendre est facile ". Entre les deux, une gamine traumatisée.

Voix du nord 08/01/03 ?
Cambrai.
Agression sexuelle sur mineure :un employé municipal condamné.
Le tribunal de cambrai a rendu son jugement hier concernat des actes d'agression sexuelle sur mineure de 15 ans par ascendant. L'homme, un employé municipal de la ville de cambrai, a été jugé coupable dans cette affaire très complexe. D'un côté, un père de famille qui a toujours nié les faits qui lui étaient reprochés mais dont " la propension aux joies du sexe " était certainement supérieure à  la moyenne. Faits aggravants ou peu enclins à  l'aider, il avait du répondre de la gestion de cassettes vidéo à  caractère pornographique dans le cadre de son rôle de président de l'amicale des membres du personnel communal. De l'autre côté, une mère résolue à  voir son mari sanctionné et dont la séparation s'est déroulée dans un conflit délétère, et une jeune fille aux aveux jugés " crédibles et spontanés par un expert. L'homme a donc été jugé coupable, et condamné à  un an de prison avec sursis et mise à  l'épreuve de deux ans avec contrôle par un juge d'application des peines. La condamnation a été assortie d'une amende de 1 500 €, d'un euro de dommages et intérêts et de 500 € au titre des indemnités de procédure.