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La parole de l'un contre celle de l'autre la grand-mère de la fillette accuse son gendre, qui crie au " complot "
Les faits qui pèsent sur l'homme sont lourds. Il est accusé d'avoir effectué des attouchements sexuels sur sa fille de 5 ans. Ces faits, il les a toujours nié encore à  la barre du tribunal de Cambrai.

" Papouilles à  sa fille "

Tout a commençé en juin 2001. La grand-mère est alertée par les propos de la petite fille qui demande de lui faire " des papouilles sur son sexe comme papa. " Une autre fois, alors que la mamie met un suppositoire à  sa petite fille, celle-ci lui dit que " son papa lui met quelque fois un plus gros suppositoire ". la mère est alertée et décide de demander devant le juge des affaires familliales à  ce que LM n'ait plus droit de visite et d'hébergement pour sa fille.

Devant le juge elle ne parle pas de ce que sa grand-mère a dit, elle fait fait part de la violence qu'exercerait LM.

En août, la mère porte plainte. Une enquête est alors diligentée. La petite fille est entendue par les gendarmes, divers experts et le juge d'instruction. A chaque fois, elle donnera la même version. Les experts vont conclure que la petite fille a été victime d'un traumatisme mais que ses propos sont crédibles.

A la barre, il reconnaît avoir fait des " papouilles à  sa fille " pour l'endormir, mais qu'en aucun cas il ne les faisait sur le sexe de son enfant.

LM a vécu avec la mère durant plusieurs années, mais assez rapidement les relations se sont dégradées. Pour lui il est victime d' " un complot ".

Durant l'instruction menée par le président J.M Parichet, Maître Eric Villain, avocat de la défense, fait remarquer qu'il est qu'une mère qui a appris en juin que son enfant a été victime d'attouchements sexuels voir d'un viol, ne porte plainte ne porte plaine qu'au mois d'août et ne s'inquiète pas que son père continue à  voir son enfant.

Un complot ?

Une fois les faits exposés les deux parties vont s'affronter par avocats interposés. Maître Berton représente la partie civile. Pour lui, il n'y a pas de doute, LM est coupable : " la grand-mère n'a pas menti pour faire plaisir à  sa fille. La petite fille ne peut pas avoir inventé une telle histoire. "

Me berton parle de la vie tourmentée de LM, notamment au niveau sexuelle. Il a enregistré par le biais d'internet de nombreuses cassettes pornographiques. Il effectue des annonces de même style par mail. Une enquête prouvera que les fichiers ouverts sur l'ordinateur de son lieu de travail sont à  50 % pornographiques.

Pour la partie civile, il ne s'agit pas de la parole d'une gamine contre celle de son père, mais de faits extrêmement graves qui méritent d'être sanctionnés.

Le ministère public va demander au tribunal de ne pas tenir compte du rapport de l'expert, d'évacuer le conflit de séparation et le fait que le prévenu aime le sexe. Alors dit le procureur : " il reste la parole de la famille et les dénégations du père, mais ce qui fait pencher la balance, c'est le choix des cassettes. Il y a quelque chose qui ne va pas. C'est un signe, un penchant. C'est pourquoi je requiers une application ferme de la loi pénale.

Maître Eric Villain entame alors sa plaidoirie : " quelque soit la décision, la souffrance de mon client est immense. Comme tout papa, il a des rapports proches avec sa fille qu'il n'a pas vu depuis le 5 août 2001.

Une fois encore, Maître Eric Villain fait remarquer l'étrange attitude de la mère : " elle a la connaissance de ce qui peut arriver de pire à  un enfant et ne le dit pas au juge des affaires familiales ". Puis l'avocat de la défense souligne " l'embarras du parquet ". Pourquoi faut-il dans une affaire de pédophilie en rajouter et faire part de tout un environnement ? (...)

Pour moi, il y a complot car le dossier est vide alors on le gonfle avec des films pornos . On trouve une alliée qui autrefois était une rivale et on décide de mettre au point une stratégie pour faire plonger mon client. On exerce des pressions sur son ex-épouse pour qu'elle témoigne contre LM(...)

Pour Maître Eric Villain il n'y a pas de doute, on a monté un complot pour bousiller son client. L'affaire est mise en délibéré au 7 janvier 2003