Le mari de l'ex-directrice d'école écrit à son tour à l'ancien ministre de l'Education.
Ecrit par E.D
Alain Hodique répond à Jack Lang
JACL LANG lui avait écrit, récemment, pour l'assurer de son attention. Alain Hodique, l'époux de l'ex-directrice de l'école de Bucquoy, qui avait été accusé de viols sur cinq élèves de son épouse, venait tout juste de bénéficier d'un non-lieu, devant la cour d'appel de Douai (1).
L'ancien ministre de l'Education s'en excusait : sa mémoire ne lui permettait pas de se souvenir avec précision de ce qu'il avait écrit à l'époque, mais ses services faisaient des recherches. Alors, M.Hodique a pris sa plume (ou son clavier, plutôt), à son tour : "Si pendant cette période vos collaborateurs n'ont pas retrouvé vos écrits du 6 septembre 2001, veuillez trouver en pièce jointe votre lettre.
A sa lecture, vous comprendrez facilement que votre prise de position a été la base d'un lynchage médiatique, et d'un acharnement de la justice."
C'est vrai, au moment de l'arrestation de M.Hodique, Jack Lang avait manqué de prudence, et de respect de la présomption d'innocence. Il avait dénoncé "les actes odieux commis par le mari de la directrice". La mémoire lui reviendra sans doute.
Et puis, sur le plan humain, M.Hodiquedonne toute sa dimension à cette affaire : "Maintenant, pour me dire tout simplement ce que tout Homme digne de ce nom se doit de dire lorsqu'il a fait une erreur vous employez le conditionnel, c'est en 2001 qu'il fallait l'employer ! Je ne suis qu'un simple citoyen de ce pays, j'aime et je comprends les choses claires, nettes et précises, aussi si vous souhaitez m'adresser la lettre que j'attends, il n'est nul besoin d'employer la langue de bois ; simplement les mots que doit dire un Homme à un autre Homme. Que je puisse me dire : j'ai reçu la lettre d'un Homme et non pas la lettre d'un homme politique."
1.- cette décision est frappée d'un pourvoi en cassation.