Le journaliste : En 2001, Jack Lang, vous étiez ministre de l'Education. Et, à cette époque le mari d'une institutrice maternelle, dans le Pas-de-Calais, avait été accusé de faits de pédophilie sur des enfants dont sa femme avait la charge.
AUX DETENUS qui le menaçaient en prison, Alain Hodique répondait : « Vous avez vu la bande-annonce du film, attendez de voir le mot fin ». La chambre d'instruction de la cour d'appel de Douai (Nord) a écrit l'épilogue hier.
Le mari de la directrice de la maternelle de Bucquoy était accusé d'attouchements.
Il est mis hors de cause.
Alain Hodique, 56 ans, jamais condamné, a passé 380 jours en prison provisoire avec une accusation infamante sur le dos : il aurait abusé de plusieurs élèves de l'école maternelle de Bucquoy dont son épouse était la directrice.
En septembre 2001, Alain Hodique était accusé d'avoir violé des élèves de l'école dirigée par son épouse. Hier, la chambre d'instruction de la cour d'appel de Douai lui a délivré un non-lieu.
Parole contre parole, histoire douloureuse.
On en a entendu, des avocats sûrs d'eux, colériques, redondants, s'insurger contre un juge ou un procureur, et finir leur envolée par un tonitruant : « C'est un nouvel Outreau ! ».