Lueur d’espoir inattendue
Une lueur d’espoir inattendue apparaît pour la Française Florence Cassez, condamnée en février à 60 ans de prison au Mexique : la Cour suprême du pays s’est déclarée compétente pour examiner le recours en révision du jugement, déposé par son avocat mexicain.
La Première chambre de la Cour suprême du Mexique, composée de cinq des onze membres de la plus haute juridiction du pays, a été chargée d’examiner ce recours, a précisé hier M e Agustin Acosta.
Pour l’avocat, deux obstacles significatifs ont été franchis : le 9 mars, le président de la Cour suprême, Juan Silva Meza, a décidé de transmettre directement le dossier à la Première chambre, sans bloquer le dossier comme il en avait le pouvoir. La déclaration de compétence de la première Chambre est un autre pas important, même s’il est assorti d’une « réserve », à savoir que la Cour n’exclut pas qu’il peut exister des « motifs de non-recevabilité ».
« Le recours a maintenant une bonne chance d’être examiné sur le fond, c’est-à-dire sur les questions de constitutionnalité qui ont été soulevées », a expliqué M e Acosta.
La Première chambre n’a pas de délai pour faire connaître sa décision sur la demande de révision.