Les parents de Florence Cassez ont reçu l'appui des députés

Ecrit par J.Cl. avec Aurélie Ladet

La France n'abandonnera pas Florence Cassez. Depuis la Marne, ce mardi à 13 heures, Nicolas Sarkozy a réitéré sa détermination à obtenir le transfèrement de la Française détenue au Mexique. Le chef de l'Etat français a choisi de temporiser, après la riposte du Mexique.



Rappelant que la France soutenait sa ressortissante emprisonnée depuis cinq ans dans une prison mexicaine, Nicolas Sarkozy a appelé à «garder son sang froid» pour «obtenir des résultats». Le propos semble autant destiné aux diplomates mexicains qu'à la classe politique française, qui a trouvé un terrain de consensus en prenant fait et cause pour Florence Cassez.

Le comité de soutien, réunissant plus de 200 députés, qui s'est constitué à l'Assemblée, a d'ailleurs convié les parents de la jeune femme, dans l'après-midi, à la séance de questions au gouvernement. Le président (UMP) de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a lui-même annoncé une initiative «pour montrer la solidarité des parlementaires avec Florence Cassez, sa famille et ses amis» : une photo regroupant les parlementaires qui le souhaitent autour de Bernard et Charlotte Cassez.

A leur arrivée au Palais Bourbon, cette dernière s'est dite «effarée» par la crise diplomatique. «On ne comprend pas cet acharnement contre elle, il faut rappeler qu'elle est innocente», a-t-elle défendu. «Je suis assez abasourdi de cette double décision, avait confié plus tôt dans la matinée au Parisien.fr l'avocat de Florence Cassez. D'abord sur le refus du transfèrement. On n'a même pas eu le temps de déposer notre dossier. La réponse du gouvernement mexicain était d'ores et déjà "non"», reproche Me Franck Berton.

Précisant que sa cliente s'était entretenue lundi soir «au moins 20 minutes» avec Nicolas Sarkozy, Me Berton s'emporte contre la décision mexicaine : «J'ai souvent dit que Florence Cassez était un otage politique. Mais là, elle devient carrément un bouc émissaire.»