La Cour suprême mexicaine devrait finalement examiner le dossier de Florence Cassez

Selon nos confrères de 20minutes.fr, la Cour suprême du Mexique aurait accepté, mercredi, d'examiner le dossier de Florence Cassez.



En début de semaine, nous évoquions le recours déposé par l'avocat mexicain de Florence Cassez, Agustin Acosta. Nous précisions qu'il faudrait sans doute plusieurs semaines avant de savoir si ce recours était jugé recevable par la Cour suprême. Apparemment, cela aurait donc été beaucoup plus rapide que prévu.

C'est en fouillant minutieusement le jugement rendu par le tribunal de circuit le mois dernier qu'il a trouvé matière à saisir la Cour suprême du Mexique, alors qu'on croyait que le rejet de l'« amparo » présenté en août 2010 scellait définitivement le destin de la Nordiste.

C'est donc la plus haute juridiction mexicaine qui va se pencher sur le dossier. Equivalente au Conseil constitutionnel français, la Cour suprême a le pouvoir de vérifier la constitutionnalité d'une sentence. Ici, ce sont d'abord les méthodes de la police qui seront visées. « La Constitution mexicaine indique qu'elle doit agir avec professionnalisme et dans la légalité. Or, le montage médiatique est une violation flagrante de cela. »
Et le tribunal de circuit ne dit pas un mot de cela, dans son jugement du 10 février. Premier motif de recours en révision.

Toujours selon 20minutes.fr, c'est Juan Silva, le président de la Cour suprême en personne, qui aurait jugé le dossier Cassez « recevable ». Il a été transmis à la « primera sala » (première salle) de la Cour. L'un des ministres de cette salle, homologues de Sages du Conseil constitutionnel français, serait désormais chargé de se pencher sur son cas.

Ensuite, il soumettra son rapport à ses quatre collègues qui composent avec lui le jury. Un processus qui pourrait prendre plusieurs mois.

Pendant ce temps, au moins, Florence Cassez ne devrait pas être transférée dans une prison plus dure que celle de Tepepan, ce qu'elle redoute par-dessus tout.