La Cour suprême du Mexique va examiner le dossier Florence Cassez

Condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements, la Française avait déposé lundi un recours en révision de son procès devant la Cour suprême du Mexique. Celle-ci a chargé sa Première chambre d'examiner la recevabilité du recours de Cassez contre sa condamnation à 60 ans de prison pour enlèvements.



L'espoir renaît-il pour Florence Cassez? La cour suprême du Mexique a accepté d'examiner le recours en révision déposé lundi par la Française. Le président de la Cour suprême, chargée d'examiner la constitutionnalité de sa sentence, Juan Silva, a jugé la demande recevable, selon le quotidien 20 Minutes, qui a révélé l'information. Selon l'arrêt, le président de la cour suprême, équivalent du conseil constitutionnel français, a transmis le dossier à la première salle de cette instance, qui devra dire s'il y a effectivement matière à révision. "La révision peut prendre selon les cas quelques semaines ou être très longue", a-t-on précisé de source judiciaire mexicaine. L'instance judiciaire a en théorie un mois pour se prononcer sur sa recevabilité.

Condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements, le sort de Florence Cassez a provoqué une crise entre Paris et Mexico et l'annulation de l'Année du Mexique en France. En cas d'échec, la défense de la jeune femme entend se tourner vers des institutions internationales.

"Il s'agit d'une procédure tout à fait normale", a indiqué l'avocat de la Française, Me Acosta. En effet, le dépôt d'un recours devant la Cour suprême ne peut se faire directement, mais en passant par le Tribunal dont la décision est l'objet d'un recours, dans ce cas le Septième Tribunal pénal de Mexico qui a condamné Florence Cassez.

Six violations de la constitution relevées par la défense

Le mois dernier, les juges mexicains ont refusé en cassation "l'amparo" déposé par la jeune femme et confirmé sa condamnation. Une décision qui, en principe, était définitive. Mais les avocats de la jeune femme disent avoir relevé pas moins de six violations de la Constitution dans ce jugement.
Son défenseur mexicain, Agustin Acosta, a axé sa requête sur la vérification de la constitutionnalité de la sentence, sur laquelle pèsent des soupçons de pression politique. Il dénonce notamment le "montage" réalisé par la police fédérale lors de l'arrestation de Florence cassez en décembre 2005.