L'annonce de la cour suprême du Mexique «pas déterminante» pour Maître Berton

L'annonce de la Cour suprême du Mexique, qui s'est déclarée compétente pour examiner le recours en révision du jugement, n'est «pas une étape déterminante», a estimé jeudi Frank Berton, l'avocat français de Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements.


« ça suit son cours, on a passé une étape supplémentaire, tant mieux, il y a tout lieu de s'en réjouir, mais ce n'est pas une étape déterminante », a déclaré son avovat lillois, Maître Frank Berton à l'AFP.

« L'étape déterminante c'est quand la Cour suprême dira : "ils ont raison, dans le recours, il y a des choses qui doivent être examinées sur le respect des lois constitutionnelles mexicaines et nous allons sur ce point nous y pencher", mais on n'en est pas là », a-t-il ajouté, insistant sur « la prudence de mise », à ce stade.

Agée de 36 ans, Florence Cassez a été condamnée à 60 ans de prison au Mexique pour complicité d'enlèvements. Incarcérée depuis plus de cinq ans, elle a toujours clamé son innocence.
L'annonce faite par la Cour suprême du Mexique, « c'est la suite logique », a réagi de son côté le père de la Française, Bernard Cassez.

Le recours déposé devant la plus haute juridiction mexicaine demande la révision pour inconstitutionnalité du rejet du pourvoi en cassation décidé le 10 février par trois juges, sentence rendant définitive sur le plan pénal la condamnation de la Française pour enlèvements, délinquance organisée, port et possession d'armes.

L'affaire Cassez a provoqué une crise diplomatique entre Paris et Mexico et l'annulation de l'Année du Mexique en France, une série d'événements culturels préparés pour certains depuis plusieurs années