Florence Cassez, libre dans ses toiles
Les peintures de Florence Cassez, emprisonnée au Mexique pour des accusations de rapt qu'elle nie toujours farouchement, sont exposées ce week-end dans le Nord.
Une exposition des peintures réalisées en détention par Florence Cassez, condamnée en février à 60 ans de prison au Mexique, et qui continue à clamer son innocence face aux accusations de rapt qui la visent, a été inaugurée vendredi dans la ville de Lambersart, où elle a passé une partie de sa jeunesse. Une quarantaine d'oeuvres sont exposées samedi et dimanche, dans l'espace culturel Le Colysée de Lambersart - à l'initiative de son avocat, Me Frank Berton - avant d'être montrées dans d'autres villes.
"C'est une façon pour elle de s'exprimer, de montrer qu'elle est toujours là, qu'elle est en vie", explique Charlotte Cassez, la mère de Florence. "Aujourd'hui, c'est un jour de bonheur pour moi. Je vous invite à juger et à critiquer mes peintures, parce qu'au moins là, oui, c'est moi qui les ai faites", a témoigné Florence Cassez par téléphone de sa cellule lors de l'inauguration de cette exposition.
"La vérité éclatera"
Parmi ces peintures, dessins et pièces d'artisanat, certaines oeuvres témoignent de sa vie en prison ou de l'histoire de son arrestation. La Française a rédigé des commentaires pour chaque oeuvre. Ainsi, pour La boîte de Pandore, qui représente une femme dénudée portant précieusement une petite boîte : "Mon dossier qui va un jour exploser et la vérité éclatera : pour ceux qui ne me connaissent pas, ce sera la boîte de Pandore !", témoigne Florence Cassez.
Un recours a été déposé par son avocat mexicain pour demander la révision pour inconstitutionnalité du rejet du pourvoi en cassation décidé le 10 février par trois juges, sentence rendant définitive sur le plan pénal la condamnation de la Française pour enlèvements, délinquance organisée, port et possession d'armes. La Cour suprême du Mexique s'est déclarée compétente pour examiner ce recours.