Florence Cassez : des soutiens, et toujours de l'angoisse

La mobilisation continue autour de Florence Cassez, alors que le recours déposé la semaine dernière par Agustin Acosta devant la Cour suprême sera examiné dans les jours qui viennent.



À Paris, mardi soir, dans le cadre de la Journée internationale des femmes, une soirée lui a été dédiée dans un salon des Champs-Élysées. Hervé Morin, ex-ministre de la Défense, a apporté son soutien, de même que d'autres personnalités comme Ingrid Bétancourt, Jean-Marie Cavada et Yves Duteil, en présence de Charlotte et Bernard Cassez, les parents de Florence.

Un mois maximum
Pendant ce temps, à Mexico, la Cour suprême a désigné une chambre chargée d'examiner le recours déposé lundi. C'est une sorte d'accusé de réception donné à Agustin Acosta. « Une procédure tout à fait normale », précise celui-ci, qui attend maintenant que la première chambre déclare, dans un délai maximum d'un mois, si ce recours est recevable ou pas.

Au cas où il le serait, il faudrait ensuite plusieurs mois aux cinq magistrats pour se pencher sur l'amparo rejeté le mois dernier, afin de vérifier d'éventuels problèmes de constitutionnalité soulevés par Me Acosta.

Mais l'entourage de la jeune Française se montre pour l'instant très prudent. Au cas où le recours ne serait pas déclaré recevable - une telle décision pourrait alors tomber très rapidement - c'en serait cette fois terminé sur le plan juridique au Mexique.

Et la jeune femme pourrait alors à nouveau craindre un transfèrement dans une prison fédérale, avec tous les dangers que cela signifie.