Année du Mexique. Elle n'aura duré qu'un mois

Après trois semaines d'hésitations, la France a constaté hier "l'impossibilité de mettre en oeuvre" l'Année du Mexique, Mexico ayant confirmé qu'il se retirait de l'opération puisque Paris continuait à vouloir la dédier à Florence Cassez.



L'Institut Français, organisateur de la manifestation pour le Ministère des Affaires Etrangères, a déclaré aujourd'hui l'annulation de l'année du Mexique. Le gouvernement mexicain estime que "les conditions n'existent pas" pour que les activités prévues se déroulent dans de bonnes conditions, et se retire ainsi de l'organisation. Paris a conclu hier à "l'impossiblité de mettre en oeuvre" l'année du Mexique.

Cette année du Mexique était devenue un point de cristallisation des tensions entre Paris et Mexico avec la confirmation jeudi 10 février de la peine de Florence Cassez alors qu'elle clame son innocence depuis 2005. Mexico s'est ainsi retiré de la course en raison du lien maintenu par le gouvernement français avec l'affaire Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements, au Mexique.

Adios

Le 14 février, Nicolas Sarkozy avait déclaré que chaque officiel qui prendrait la parole au cours de ces manifestations devra "commencer par parler de Florence Cassez". Le gouvernement mexicain s'était senti offensé.

Le Mexique va donc devoir remballer ses cartons, aidé de 'Institut français, qui "mettra tout en oeuvre pour accompagner au cas par cas les structures organisatrices et les aider à gérer au mieux le démontage, les annulations et, lorsque ce sera possible, le report et la reprogrammation" des manifestations prévues.