"Que Cassez soit coupable ou pas, il fallait éviter le tapage"
Ecrit par Marie Simon
Le cas de la Française, dont Nicolas Sarkozy prend la défense alors que sa peine de prison a été confirmée au Mexique, divise les internautes de LEXPRESS.fr. Et, majoritairement, les irrite.
L'attitude de la diplomatie française dans le dossier Cassez irrite les internautes de LEXPRESS.fr presqu'autant qu'elle hérisse les autorités mexicaines qui ont de nouveau refusé la demande de rapatriement formulée par Nicolas Sarkozy.
"Nous faisons la différence entre le peuple mexicain et certains de ses dirigeants", a déclaré le président français lundi soir. "Voilà le genre de commentaire parfaitement contre-productif. D'entrée de jeu, il ne se facilite pas la négociation", souligne AceOfSpades. Pour magali, "c'est tout gagné... Bravo. Maintenant ils vont en faire une question de principe et ne vont jamais la lâcher. Elle va sans doute être transférée dans une autre prison beaucoup plus dure". C'est effectivement l'une des craintes exprimées par l'avocat français de la prisonnière, Me Frank Berton.
"Dès le départ notre président au lieu d'essayer de résoudre ce problème discrètement a voulu en faire un casus belli", affirme Lepetre: Nicolas Sarkozy avait déjà inscrit le cas Cassez à l'agenda de sa visite d'Etat début 2009. Mais vous êtes nombreux à regretter la très forte médiatisation des derniers rebondissements. Afrique en est certain: "Que Cassez soit coupable ou pas, il fallait privilégier la voie silencieuse et éviter le tapage".
Certains mettent en regard cette affaire avec les récents revers de la diplomatie française face à la vague de révolte qui se lève dans les pays arabes. "Notre bon roi n'a pas confié au Ministère des Affaires étrangères le soin de négocier de manière diplomatique et feutrée une révision de l'affaire Cassez. Cela peut se comprendre au regard de la déconsidération qui frappe désormais Alliot Marie", estime jeanmaiboroda. Et petitsuisse, entre autres, de renchérir: "Cette célérité me semble inversement proportionnelle à ce qui s'est passé en Tunisie, Egypte, etc..."
Cette "instrumentalisation" de l'affaire de la part de Nicolas Sarkozy pourrait bien, selon quelques internautes comme Sam, se retourner contre lui. "Encore une fois, il a voulu jouer au Zorro et gagner la sympathie de l'opinion publique, mais c'est raté." Muclet, lui, établi un parallèle intéressant... "Nous sommes 'bien manipulés' comme dans l'affaire Betancourt en Colombie!" Affaire dans laquelle les internautes de LEXPRESS.fr avaient d'ailleurs manifesté très tôt leur scepticisme, pour ne pas dire leur antipathie, à l'égard d'Ingrid Betancourt.