Carlton de Lille: nouvelle demande de remise en liberté de René Kojfer

Une nouvelle demande de remise en liberté de René Kojfer, chargé des relations publiques de l'hôtel Carlton de Lille, mis en examen pour proxénétisme, a été déposée mardi auprès du juge d'instruction, après sa deuxième audition sur le fond de l'affaire, a-t-on appris auprès de son avocat.

Présenté comme une figure de la vie nocturne lilloise, M. Kojfer, 70 ans, a été entendu mardi entre 14H30 et 18H au palais de justice de Lille. Une première audition avait eu lieu le 20 décembre.

"Tout s'est bien passé. On a fini de balayer l'ensemble du dossier. Mon client a répondu de manière franche à l'ensemble des questions qui lui ont été posées", a commenté l'avocat de M. Kojfer, Hubert Delarue, à l'issue de l'audition.

"Comme mon client a désormais été entendu sur la totalité du dossier, j'ai logiquement déposé une nouvelle demande de remise en liberté provisoire auprès du magistrat instructeur", a ajouté Me Delarue.

Selon lui, la décision du juge devrait intervenir "au plus tard en début de semaine prochaine".

"Mon client est désormais le plus ancien détenu dans cette affaire. A partir du moment où il a répondu de manière franche, loyale et complète à toutes les questions du juge, j'estime que sa détention n'est plus justifiée", a argumenté l'avocat, soulignant que les employeurs de M. Kojfer -Hervé Franchois et Francis Henrion- ont déjà été libérés.

"La juge ne s'est pas montrée hostile à cette demande. Je suis donc relativement optimiste et confiant" a-t-il ajouté.
M. Kojfer est soupçonné d'avoir mis en relation des prostituées avec des amis ou clients. Il est le premier à avoir été poursuivi dans l'affaire du Carlton de Lille, dans laquelle le nom de Dominique Strauss-Kahn est apparu.

René Kojfer avait été mis en examen pour "proxénétisme aggravé commis en bande organisée" et écroué le 6 octobre.
Huit personnes ont été mises en examen dans cette affaire, dont trois - René Kojfer, David Roquet et Fabrice Paszkowski - se trouvent toujours en détention provisoire.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai a décidé le 11 janvier de maintenir en détention MM. Roquet et Paszkowski.