Au terme de la première journée d'audience, Isabelle Gosselin s'est entendu dire qu'elle était « une bonne mère ». Une mère qui a pourtant trompé son entourage en parlant de l'automutilation de son enfant.
Il est mort après des semaines de violence. Beaucoup ont vu, nul n'a rien dit, rien fait pour le secourir. Lundi, son beau-père, sa mère, des proches sont jugés à Douai. Et deux médecins qui ont vu l'enfant peu avant sa mort.
Dans sa cellule, David Da Costa parle toute la journée au fantôme du petit Marc. A l'évidence, cet enfant martyr le hante. Ce beau-père de 37 ans n'a pourtant jamais avoué les sévices qui ont fini par tuer le garçon de 5 ans, le 25 janvier 2006 à Auby (Nord).
La cour d'assise du Nord a tourné en rond hier, en tentant de comprendre pourquoi famille, proches, assistante maternelle et médecins ont cru sur parole cette mère « exemplaire » qui disait que le petit Marc s'automutilait alors qu'il expirait sous les coups.
À partir de ce lundi et pendant deux semaines, la cour d'assises du Nord juge un homme de 38 ans, accusé d'avoir frappé à mort le petit Marc, cinq ans, à Auby (Douaisis), en janvier 2006, et la mère de l'enfant, 35 ans, pour complicité.