Hier s'est poursuivi sous la présidence de Jean-Claude Monnier le procès de Chadia A., cette jeune lilloise de 23 ans à laquelle est reprochée la mort de Ming, son bambin agé de 28 mois auquel, selon l'accusation soutenue par l'avocat général Pierre Lecat, elle a admnistré dans la nuit du 7 au 8 janvier 2001 des produits médicamenteux et stupéfiants à doses toxiques.
« Ming présentait des ecchymoses, à mes yeux plutôt évocatrices de coups que de chute ».
Cette phrase, lancée dès 9h par le médecin légiste, donne le la de la deuxième journée du procès de Chadia A.
En renvoyant Chadia A ; devant les assises pour empoisonnement, l'accusation suppose qu'elle voulait tuer Ming, son fils de deux ans, et savait qu'il agissait d'un cocktail mortel. Cette jeune toxicomane reconnaîtra lui avoir donné des cachets pour le faire dormir avant de se retracter.
Le procès de la solitude aboutit à un peine d'accompagnement
Le procès de Chadia A., accusée d'avoir empoisonné son fils à Lille Sud en janvier 2001, a une nouvelle fois pris un caractère surréaliste hier.
Il y a deux ans quasiment jour pour jour, Chadia A. signait une déposition qui allait la conduire droit en détention provisoire. Son fils de vingt huit mois, Ming, était mort le 7 janvier 2001, à Lille Sud, d'une overdose de Valium et Subutex.