Au téléphone, en début de semaine, Florence Cassez parlait tout bas. Comme les jours où elle ne va pas bien, quand elle se lève à peine pour prendre un peu le pouls de la vie qui bat autour d'elle, et qu'elle se recouche alors, lasse, seule, désespérée. Les perspectives qui se dessinent pour elle, si loin, ne l'atteignent plus. ...
Le temps paraît si long.
Les choses évoluent, à la prison de Tepepan, au fil des mois. Un changement de directeur, des procédures qui se durcissent, elle ne téléphone plus si facilement et sent que la pression change, autour d'elle. Elle a beau savoir que d'autres travaillent pour elle, et jusqu'au plus haut niveau de l'État, l'espoir ne s'entretient pas si facilement.
L'opinion mexicaine méfiante
Agustin Acosta, son avocat mexicain, est passé la voir mercredi. « Elle tient bon », dit-il. Mais il convient que l'opinion mexicaine continue de se méfier de cette jeune femme qu'on a accusée de tous les maux ...