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En janvier 2004, Sébastien Nouchet avait été agressé par trois individus dans le jardin de son habitation à Noeux-les-Mines. Aspergé d'essence et brûlé vif, l'un de ses agresseurs lui aurait également lancé « Crève, sale pédé ! ».
Mais l'enquête piétinera. L'absence de preuve matérielle de témoignage et les imprécisions provoquent même l'interrogation de certains policiers qui se demandent si la victime, réputée dépressive et un peu suicidaire, ne s'est pas embrasée elle-même.
Pour ne plus laisser planer le doute et laisser croire à cette version qu'il trouve insupportable, Sébastien Nouchet a décidé de faire appel. La victime s'est entourée d'un nouvel avocat, M.Frank Berton, et entend bien montrer qu'elle n'est responsable en aucune manière de ce qui lui est arrivé.
« Il a le sentiment de ne pas avoir été entendu et que ce qui est nécessaire à la recherche de la vérité n'a pas été fait. Par ailleurs, cette décision, en dehors du fait qu'elle lui reproche de ne pas avoir participé activement à l'enquête- ce qui est vrai puisqu'il était très dépressif- vient à sous-entendre qu'il se serait peut-être lui-même agresser. C'est une chose insupportable pour Sébastien Nouchet », explique M.Frank Berton. |
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Sébastien Nouchet fait appel du non-lieu
Publié le 05/10 à 15:08 |
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Début 2004, son agression pour des motivations homophobes avait ému la région
Après l'ordonnance de non-lieu rendue le 25 septembre dernier, faute de preuves suffisantes, par le parquet de Béthune, Sébastien Nouchet fait appel. Il estime que la justice n'a pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour parvenir à identifier ses trois agresseurs.
"Nous n'avons pas pu élucider l'affaire et un non-lieu a donc été rendu. (...) Nous n'avons aucune certitude dans un sens ou dans l'autre, on ne sait pas avec des circonstances probantes ce qui s'est passé", déclarait le 25 septembre dernier le procureur de la République de Béthune, Louis Wallon.
En janvier 2004, Sébastien Nouchet avait été agressé par trois individus dans le jardin de son habitation à Noeux-les-Mines. Aspergé d'essence et brûlé vif, l'un de ses agresseurs lui aurait également lancé "Crève, sale pédé !".
Mais l'enquête piétinera. L'absence de preuve matérielle, de témoignage et les imprécisions provoquent même l'interrogation de certains policiers qui se demandent si la victime, réputée dépressive et un peu suicidaire, ne s'est pas embrasée elle-même.
Pour ne plus laisser planer le doute et laisser croire à cette version qu'il trouve insupportable, Sébastien Nouchet a décidé de faire appel. La victime s'est entourée d'un nouvel avocat, Me Frank Berton, et entend bien montrer qu'elle n'est responsable en aucune manière de ce qui lui est arrivé.
"Il a le sentinement de ne pas avoir été entendu et que ce qui est nécessaire à la recherche de la vérité n'a pas été fait. Par ailleurs, cette décision, en dehors du fait qu'elle lui reproche de ne pas avoir participé activement à l'enquête - ce qui est vrai puisqu'il était très dépressif - vient à sous-entendre qu'il se serait peut-être lui-même agresser. C'est une chose insupportable pour Sébastien Nouchet", explique Me Frank Berton. |
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Sébastien Nouchet fait appel de l'ordonnance de non-lieu
Nord Eclair du Jeudi 5 octobre 2006 |
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Ce jeune homme, homosexuel, avait accusé des inconnus de l'avoir aspergé d'essence puis brûlé vif à Noeux-les-Mines. Son nouvel avocat, Me Berton, demande à la Chambre de l'Instruction la poursuite de l'enquête.
Sébastien Nouchet avait dix jours pour faire appel de l'ordonnance de non-lieu rendue par la juge d'instruction Sophie Chouvanelle. C'est ce qu'il vient de faire et d'annoncer par l'intermédiaire de son nouvel avocat, Me Frank Berton. "Sébastien Nouchet s'est senti mis en accusation par l'ordonnance de non-lieu qui reprend quasiment mot à mot le réquisitoire du procureur", explique Me Berton. "Suggérer qu'il s'est auto-agressé lui est totalement insupportable", poursuit son avocat, "comment imaginer qu'il se soit lui-même aspergé d'essence pour s'immoler par le feu ? C'est vraiment détestable !".
Me Berton s'étonne de ce qu'une ordonnance de non-lieu ait été rendue aussi rapidement dans cette affaire et il fait la comparaison avec le dossier, toujours à l'instruction, de la petite fille qui aurait été tuée dans l'affaire Outreau et pour lequel aucune ordonnance de non-lieu n'a été rendue alors qu'on sait maintenant qu'aucune fillette n'a été assassiné à la Tour du Renard.
Me Berton assure aussi qu'"entre les constatations faites sur place le jour de l'agression et celles faites 25 jours plus tard, il est fait état d'une bouteille de white-spirit qui jetterait le dote. Pourquoi n'a-t-elle pas été saisie immédiatement ? C'est quoi cette enquête ? Après, on vient s'étonner de ce qu'elle a disparu trois semaines plus tard... Je rappelle qu'à ce moment-là, mon client est à l'hôpital dans un état grave !".
C'est un des arguments qui, pour Me Frank Berton, motivent un appel de cette ordonnance de non-lieu. "Nous demandons à la Chambre de l'Instruction d'ordonner la poursuite de l'enquête".
L'affaire Nouchet avait fait grand bruit en janvier 2004 et un jeune homme de 21 ans, Yannick C. avait été mis en examen et placé en détention provisoire avant d'être mis en hors de cause. Sébastien Nouchet était devenu un symbole de la lutte contre l'homophobie. Presque un an plus tard, une loi réprimant les injures et discriminations homophobes était adoptée.
Florence Traullé |
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Après le non-lieu, Me Berton reprend le dossier Nouchet et fait appel
La Voix du Nord du jeudi 5 octobre 2006 |
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Le 25 septembre, un juge d'instruction béthunois rendait une ordonnance de non-lieu dans "l'affaire Nouchet". Son précédent avocat, Me Declos, peinant à joindre son client, déclarait que l'idée de faire appel ne présentait à ses yeux "pas d'intérêt". Le délai de 10 jours était presqu'arrivé à expiration quand la situation a basculé : hier après-midi, Sébastien Nouchet est venu au palais de justice de Bethune escorté de... son nouvel avocat, le lillois Frank Berton. Ce dernier a fait appel d'une décision apparue "cruelle" à Sébastien Nouchet. S'appuyant sur ce qu'il considère comme des manquements de l'enquête, l'avocat attend de la cour d'appel qu'elle infirme le non-lieu, permettant de nouvelles investigations. Le jeune homosexuel, retrouvé brûlé le 16 janvier 2004 dans son jardin de Noeux-les-Mines, maintient ses déclarations : il aurait bien été agressé et n'a pas tenté de mettre fin à ses jours. |
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Sébastien Nouchet, grièvement brûlé en janvier 2004, qui dit avoir été victime d'une agression homophobe, a fait appel du non-lieu.
NOUVELOBS.COM | 05.10.06 | 11:45 |
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Sébastien Nouchet, grièvement brûlé en janvier 2004, qui dit avoir été victime d'une agression homophobe, a fait appel du non-lieu.
Sébastien Nouchet, grièvement brûlé dans son jardin à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais) en janvier 2004, a fait appel du non-lieu rendu fin septembre dans l'enquête judiciaire, apprend-on mercredi 4 octobre auprès de son avocat, Me Franck Berton.
Le jeune homme, qui dit avoir été victime d'une agression homophobe, se dit "meurtri et désemparé" des conclusions de la justice qui laisse entendre dans sa décision qu'il pourrait être s'auto-immolé par le feu et avoir inventé l'agression.
"Nous allons demander la réouverture du dossier", a dit Me Berton, qui estime que plusieurs éléments laissent penser que les enquêteurs n'ont pas examiné l'affaire comme il l'aurait fallu. La chambre de l'instruction devra trancher.
Brûlé au troisième degré
Sébastien Nouchet, qui est aujourd'hui sans domicile fixe, dit avoir été agressé par trois hommes qui auraient tenu des propos homophobes et l'auraient aspergé d'essence avant d'allumer un briquet. Brûlé au troisième degré, notamment au visage, Sébastien Nouchet a subi plusieurs greffes de peau.
Un homme a été mis en examen en mai 2004 mais a bénéficié d'un non-lieu après un an de détention.
Médias et dirigeants politiques s'étaient saisis de ce fait divers, érigé en symbole de la lutte contre l'homophobie.
Le président Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, avaient écrit au compagnon de Sébastien Nouchet. En décembre 2004, l'Assemblée nationale a voté la création de la Haute Autorité contre les discriminations, incluant un dispositif contre le sexisme et l'homophobie. (Reuters)
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Agression : Sébastien Nouchet fait appel du non-lieu.
Aujourd'hui en France du Jeudi 5 octobre 2006 |
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L'affaire Sébastien Nouchet pourrait rebondir. Hier, le nouvel avocat de cet homosexuel de 38 ans a annoncé qu'il faisait appel du non-lieu prononcé sur l'agression sauvage dont son client affirme toujours avoir été la cible début 2004 à Noeux-les-Mines (Pas-de-Calais). "Comment peut imaginet que cet homme ait pu lui-même concourir à ce drame ? Cette suspicion le meurtrit affreusement", confie Me Frank Berton. Sébastien Nouchet avait raconté avoir été brûlé vif par trois agresseurs. Ne pouvant déterminer l'origine de ces graves blessures, la justice a rendu un non-lieu. "Mon client est anéanti par cette décision, il vit seul, SDF, dormant dans sa voiture. Il veut un complément d'information, qu'on recherche réellement les auteurs de cet acte", ajoute Me Berton.
G.T.
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Appel du non-lieu dans l'affaire Nouchet |
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LILLE (AP) -- Sébastien Nouchet s'est rendu mercredi au palais de justice de Béthune (Pas-de-Calais) pour faire appel de l'ordonnance de non-lieu rendue la semaine dernière dans l'enquête ouverte pour une tentative d'homicide volontaire dont il se dit victime, a-t-on appris de source judiciaire.
Cet homosexuel âgé aujourd'hui de 37 ans avait été retrouvé le 16 janvier 2004 gravement brûlé dans son jardin à Noeux-les-Mines, près de Béthune. Il affirme avoir été victime d'une agression homophobe.
L'instruction a conclu à "l'absence d'élucidation des circonstances dans lesquelles sont survenues les brûlures". La justice n'a pu se prononcer ni sur la thèse de l'agression, ni sur celle d'une tentative de suicide par le feu qui a été évoquée au début de l'affaire.
Sébastien Nouchet "s'est déplacé de Rouen (Seine-Maritime) pour interjeter appel d'une décision judiciaire qu'il ne comprend pas", a expliqué Me Frank Berton, son nouvel avocat. "C'est un homme meurtri par le fait que sa parole soit mise en doute".
L'avocat lillois dénonce les failles de l'enquête. L'appel doit être examiné par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai (Nord).
Sébastien Nouchet avait déclenché en France une importante émotion et un vaste élan de solidarité qui devait donner naissance à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.
AP
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