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> Procès des islamistes accusés
des attentats de 1995


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> PROCES DES ISLAMISTES
ACCUSES DES ATTENTATS DE 1995


Le 29 juin 1995, 22 membres présumés du réseau soupçonnés d'avoir préparé les attentats islamistes de 1995 étaient jugés devant le tribunal correctionnel de Paris.
A coté des deux prévenus considérés comme les " chefs " du groupe, les autres prévenus ne semblent qu'avoir suivi le mouvement.
 
Les avocats des islamistes accusés des attentats de 1995 plaident la thèse du " terrible engrenage ".
Le Monde, 10 juillet 1999
   
" Ami d'Ali Benfattoum, Mohamed Drici aurait été lui aussi pris " dans un engrenage terrible ".
[...]
 

[...] C'est la conviction de son avocat, Me Franck Berton, qui résume le rôle du prévenu à une succession de services rendus dont il ne pourra plus se défaire. "Il n'était qu'un soldat aux ordres d'un général, Boualem Bensaïd. Aujourd'hui devant vous, il ne peut même pas expliquer la ferveur qui est la sienne, il s'est enfermé dans une forteresse de chagrin et de douleur".
 
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Et s'ils avaient peur, les " Lillois " ?
La Voix du Nord, 30 juin 1999
 
Au terme de l'audience du 28 juin, Mohammed Drici s'est effondré en larmes.
" Il est mort de trouille ", disait hier matin Franck Berton, son avocat.
" Drici reconnaît juste avoir acheté une batterie électrique, mais il ne peut expliquer dans quel but. En fait, c'est toujours Belkacem qui dicte sa loi, dans ce box. Comme avant. Comme en 1995, quand il confectionnait les bombes, commandait les armes, dirigeait la manouvre, sur le terrain avec Bensaïd ".
 
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Deux seconds couteaux se dissocient du GIA
Libération, 30 juin 1999
 
" Pour Me Franck Berton, Drici a été laissé sur la touche au démarrage des attentats et a acheté une batterie sur son nom, ce qui dénote bien sa bonne foi : " Drici a été pris dans un engrenage terrible, dont il ne pouvait pas sortir. Il s'est enfermé, depuis, dans une forteresse de chagrin et de douleur ". Dans le box, Drici essuie ses larmes et baisse la tête. " Drici n'a jamais été un décideur ni un moteur "
" Son avocat prend le contre-pied des parties civiles qui ont souligné la " solidarité " du réseau : " Non, c'est la notion de sacrifice que l'on impose aux autres. Donc, on en fait pas part de ses doutes, de sa peur, on ne prend pas la poudre d'escampette ". L'avocat répond au procureur : " Vous n'avez pas pris la mesure de son engagement. Drici n'a rien d'un martyr du GIA ".
 
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Un bail résilié d'office
Nord Eclair, 14 novembre 1995
 
La concubine de Mohammed Drici, locataire de l'appartement où a été trouvé du matériel destiné à la préparation d'une bombe, est expulsée par la société de HLM propriétaire de son logement. Elle conteste cette expulsion.
Me Franck Berton, l'avocat de Sylvie Magramme, ne l'entend pas de cette oreille. " La SLE oublie de vous dire que, si l'appartement n'était pas occupé, c'est parce que des travaux de rénovation avaient été engagés ; d'ailleurs la SLE n'a posé le revêtement de sol que 10 jours avant l'intervention de la police ; ensuite, début novembre, Sylvie Magramme a cru que la SLE avait le droit de lui reprendre ses clés et de changer la serrure ; ce qui n'a pas empêché, il y a deux jours, la société HLM de retirer par prélèvement bancaire le loyer sur le compte de la cliente ".
Pour Me Berton, " on ne peut pas se baser sur des articles de presse ; la SLE n'a aucune preuve de ce qu'elle dit alors qu'on sait, en revanche, que ma cliente n'a pas été inquiétée personnellement dans cette affaire de terrorisme ".
 
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