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> AFFAIRE FOLLIN

Condamnée à 25 ans : En appel elle risquait la perpétuité pour avoir tué ses deux enfants et son mari en 2001.
   
Un suicide collectif décidé quelques jours plus tôt avec son mari mais Anne Follin qui s'était poignardée à cinq reprises n'en est pas morte.
Nord Eclair, le 13 Mai 2006

C'est dans une salle vide qu'Anne Follin a entendu le verdict. Elle n'a pas bougé. Rien. De toute façon, elle n'avait pas fait appel en espérant une réduction de peine. On la sent bien au-delà de ça, définitivement anéantie. Et surtout totalement seule. Il n'y avait pas un membre de sa famille pour la soutenir, pour lui tendre la main. Personne. «N'espérez rien de votre famille Anne», l'a prévenue son avocat, Frank Berton. « On ne parle pas chez vous. On ne discute pas et on discute [...]
 

[...] depuis que vous avez été condamnée à 25 ans », insiste-t-il. « C'est même pas un manque d'amour. Anne Follin, elle a porté atteinte à l'honneur du nom ». Au début d'une plaidoirie exceptionnelle d'humanité et de justesse, M.Berton raconte avoir demandé à sa cliente d'écrire sur un bloc notes l'histoire de sa vie. Elle a commencé par sa naissance. « J'ai failli mourir parce que j'étais à l'envers ». Elle est restée, à l'envers. Un mari rencontré par petites annonces, deux enfants, des dettes, des escroqueries pour s'en sortir, la dépression du mari, et surtout le silence. Ne rien dire, ne rien montrer.

Le lendemain de ce jour d'avril où elle a tué son mari et ses deux enfants, Anne Follin était convoquée au tribunal d'Amiens. De quoi la faire basculer dans une folie meurtrière que même ce deuxième procès n'arrive pas totalement à expliquer ? « Nous ne saurons jamais », reconnaît M.Berton. La veille au soir, elle a dressé la table du petit déjeuner. Sort-on les bols, la boîte de céréales et la bouteille de lait si on prévoit d'anéantir sa famille et se suicider le lendemain à l'aube ? Que se passe-t-il pendant cette fraction de seconde où elle prend l'arme et tire ? « C'est la seule interrogation que je garderai en quittant cette audience », lâche M.Berton.

Il n'est pas le seul à se poser des questions. L'avocat général Laurent de Caigny a également reconnu les limites de la vérité judiciaire. Lui aussi décrit un univers familiale où il faut, surtout, faire tenir la façade, l'image de ce petit couple sans histoires, ne pas dire les failles qui fissurent un édifice prêt à s'effondrer. « Tout n'est pas rationnel dans ce dossier et ne s'explique pas par un plus un égale deux » mais il faut bien rendre justice et tenir compte de ce que cette femme s'est enfin expliquée lors de son deuxième procès. A Douai, il y a un an, comme anéantie par son aveu délivré dès l'ouverture de l'audience, Anne Follin n'avait pu aller plus loin. Là, elle a parlé. Raconté comment le couple avait prévu ce suicide collectif, comment c'est elle qui a tenu l'arme. « Moi aussi je peux faire un pas », explique alors Laurent de Caigny. Conscient que cette femme paiera jusqu'au bout son acte terrible, il tient à ce qu'elle « reste debout pour eux », pour qu'un jour elle puisse aller les voir là où ils sont. Au cimetière. C'est pour cela qu'il a requis 22 ans au lieu des 25 demandés à Douai. Les jurés ont eu la main plus lourde. Et on quitte la salle d'audience avec les derniers mots d'Anne Follin : « Mes poussins, je devais leur donner la vie. Les aider à grandir. J'ai pas su. Pardon Guillaume. Pardon Aline. Pardon Alain ». C'est tout.

Florence Traullé
 
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Anne Follin avoue que la mort de sa famille avait été préparée. Après avoir nié, puis avoué en laissant des zones d'ombre, cette femme de 42 ans a expliqué hier à la cour d'assises de Saint-Omer avoir planifié, avec son mari, leur mort ainsi que celle de leurs deux enfants. Nord Eclair, le 12 Mai 2006
 
Ce procès en appel n'aura pas servi à rien. Au troisième jour d'audience, Anne Follin a donc levé le voile sur ce qui s'est passé le 21 avril 2001 au matin dans sa maison de Moncheaux. Elle avait déjà reconnu avoir tué d'une balle en pleine tête sa fille Aline, 7 ans, son fils Guillaume 11 ans et son mari Alain, mais sans jamais véritablement expliqué comment elle a basculé dans la folie meurtrière.

Derrière la façade du couple sana histoires, des fissures, des douleurs, un immense désarroi. Alain était dépressif, n'arrivait pas à refaire surface. Anne, acculée par les dettes, avait escroqué son ancien employeur et devait comparaître le lendemain du drame devant la justice. Jusqu'à hier, elle s'en était tenue là. « Un geste de folie ».

Hier, interrogé par le président Charles Pinarel, Anne Follin a enfin parlé. Ce carnage avait été préparé. Quelques jours avant le drame, « nous en avons eu l'idée avec mon mari. Tous les deux nous voulions mourir ». Vers 6h du matin, alors que les volets de la maison de Moncheaux étaient encore baissés, Anne Follin se préparait à partir travailler.

« La paix que l'on voulait. »

Elle est remontée à l'étage. « J'ai vu mon mari dormir. C'était la paix dans la maison. La paix que l'on voulait après la mort ». Alors, elle a tiré, trois fois, trois balles, une pour chacun mais elle n'est pas parvenue à se suicider. Tout de même, cette femme se poignardera à cinq reprises avec un couteau de cuisine. « Ce n'était pas du cinéma », est venue dire, mardi, la légiste qui l'a examinée après qu'elle eut été opérée en urgence. Pas assez pourtant pour la mort qu'elle voulait après avoir anéanti sa famille.

L'avocat général Laurent de Caigny qui, déjà en première instance à Douai en mai 2005, s'était retrouvé face à Anne Follin tiendra-t-il aujourd'hui les mêmes réquisitions à l'encontre de cette femme ? Il avait réclamé et obtenu 25 années de réclusion criminelle. Frank Berton, l'avocat d'Anne Follin, expliquait à l'ouverture du procès à Saint-Omer que sa cliente avait voulue faire appel « pour s'expliquer », ce dont elle s'était révélée incapable à Douai.

A l'époque, elle avait été sans doute tétanisée par le poids de son premier aveu, livrés aux jurés dès les premières minutes d'audience après quatre années de farouches dénégations.

Hier, elle a fait un nouveau pas. Le verdict est attendu dans la soirée, voire dans la nuit. Dans le secret de la chambre des délibérés, la tâche des jurés ne sera pas facile.

Florence Traullé
 
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Procès en appel d'Anne Follin : « Ma punition, c'est d'être vivante ».
La Voix du Nord, le 11 Mai 2006
 
Le procès en appel d'Anne Follin, pour les meurtres de son mari et de ses deux enfants, en 2001 à Moncheaux, près de Seclin, se poursuit à Saint-Omer jusqu'à vendredi. Etait-ce un « suicide » collectif voulu par le couple ?

Elle demandé a parler. Corpulence moyenne, cheveux courts blonds, Anne Follin, digne à la barre, refait le parcours de sa vie. Son enfance dans une famille de cultivateurs, sa rencontre avec Alain Follin, la naissance de Guillaume et Aline, en 1990 et 1993.

Et des années difficiles. La faillite de leur magasin, le cancer de son mari, des problèmes d'argent, des détournements de fonds, leur départ de la Somme pour Moncheaux. Là, « Alain se sentait inutile ».

Au point de vouloir mourir. Trois jours avant le drame, l'épouse tombe sur une lettre avec ses dernières volontés à côté de leur pistolet. « On en a parlé. On pleurait. Il m'a dit : « Ce que j'aimerais, c'est qu'on parte loin tous les quatre. » Pour moi loin, c'était mourir », lance la prévenue, en larmes. Après un week-end pourtant heureux, le dimanche soir, la maman prépare le petit déjeuner des enfants. Qu'ils ne prendront jamais. Ce lundi 23 avril 2001, tout le monde dort sauf elle, qui monte s'habiller, mais. « Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai attrapé l'arme, je me suis approchée d'Alain et j'ai tiré. J'ai couru dans la chambre de Guillaume, j'ai tiré, puis dans celle d'Aline, j'ai tiré.

J'ai tiré sur moi mais le coup n'est pas parti. » L'accusée, retrouvée blessée de coups de couteau, l'arme s'étant effectivement enrayée, a plus tard cherché plusieurs fois à se supprimer : « Ma punition, c'est d'être vivante ! »

Mais pourquoi avoir attendu cinq ans pour donner cette version ? Pourquoi avoir appelé la police, juste après avoir tué sa famille, en affirmant qu'un malfaiteur était dans la maison ? Le fait qu'elle devait le lendemain du drame comparaître au tribunal d'Amiens pour détournements de fonds l'a-t-il poussée à l'irréparable ? Des questions encore sans réponse. En aura-t-on ? « Ce que j'ai fait est injustifiable. Mais je les aimais mes enfants ! Je pensais abréger nos souffrances. L'explication, je ne la trouverai jamais. »

ANNE-GAËLLE DUBOIS
 
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Procès du triple meurtre de Moncheaux : « J'ai tiré sur mes enfants et mon mari »
La Voix du Nord, le 10 Mai 2006
 
La cour d'appel de Saint-Omer juge en appel, depuis hier, Anne Follin née Duclercq. Le 23 avril 2001 à Moncheaux, entre Seclin et Douai, trois corps étaient découverts dans leur lit : Alain Follin, Guillaume et Aline. Morts d'une balle dans la tempe. En première instance, à Douai, Anne Follin avait écopé de vingt-cinq ans. Hier, elle a réitéré ses aveux, mais veut s'expliquer.

« Les faits, je les ai reconnus et je les maintiendrai toute ma vie. C'est moi qui ai tué mes enfants et mon mari. Si j'ai fait appel c'est que j'ai besoin de vous expliquer pourquoi on en est arrivé là.» Ce sont les premiers mots qu'Anne Follin a prononcés hier, devant la cour d'assise de Saint-Omer, qui la juge en appel pour le triple meurtre de Moncheaux, en avril 2001. Anne Follin sanglote. « J'ai besoin d'aide, besoin qu'on me tende la main. Si je suis devant vous c'est que je n'ai pas pu attraper cette main. » Le 23 avril 2001, personne n'a pu sauver la famille Follin. Il est environ 7h15 ce lundi matin. Les pompiers locaux reçoivent l'appel d'une femme en détresse, qui parle de coups de feu dans sa maison. Dans cette jolie maison de Moncheaux, village de 1300 habitants entre Seclin et Douai, les pompiers trouvent dans l'entrée, alors que la vitre de la porte est brisée, Anne Follin, alors âgée de 37 ans, nue et blessée gravement.

Un couple sans histoires !
A l'étage, le père, Alain Follin, 47 ans ; Guillaume, 10 ans ; et Aline, 7 ans, les enfants les enfants du couple, sont tous les trois morts. Allongés dans leurs lits respectifs, ils ont vraisemblablement été tués dans leur sommeil. Tous trois victimes d'une balle dans la tempe, tirée à « bout touchant appuyé », a indiqué hier le médecin légiste, Nathalie Noulé. « La mort a été quasi immédiate ». Anne Follin, elle, y échappe. Malgré sept coups de couteau de cuisine qu'elle a reconnu plus tard s'être donnés. La mère a avoué qu'au procès en première instance avoir tiré sur ses deux enfants. Pendant quatre ans, elle avait accusé son mari, dépressif, d'avoir abattu ses enfants ; elle l'aurait tué ensuite. On sait aujourd'hui que c'est faux. Pourtant comment comprendre ce geste dans une famille « sans histoire » ?
Plusieurs voisins proches sont venus hier à la barre, dire que les Follin, locataires de cette maison depuis 1999, formaient « un couple normal ». Alors, oui, « Alain était dépressif. Il était en arrêt de travail après un accident et ne voulait pas y retourner, mais il ne m'a jamais confié de problèmes familiaux », explique la voisine.
Et Anne ? Elle était « gaie, vivante, elle avait toujours envie de rire ». Et puis, la retraitée a ces mots touchants quand on connaît l'issue tragique : « Anne c'était une maman. »

« Quand on est une maman, on a du mal à croire qu'une autre mère pourrait enlever la vie de ses enfants.»
Une maman qui a tiré sur ses enfants. Pour enrayer une fuite en avant ? Anne Follin avait en effet détourné de l'argent chez deux employeurs. Elle devait comparaître le lendemain du drame au tribunal d'Amiens pour ces faits.
« Elle les a peut-être tués par amour se risque la voisine. J'ai l'impression qu'elle ne voulait pas les laisser seuls et qu'ils voulaient se supprimer tous les quatre pour arrêter les problèmes. »
Une autre, émue, confie : « Je ne peux pas les imaginer faire du mal aux enfants. J'ai beaucoup de mal à comprendre. Quand on est une mère, on a du mal à croire qu'une autre mère pourrait enlever la vie de ses enfants. C'est sûr, quelque chose a disjoncté. » Les jurés ont jusqu'à vendredi pour comprendre l'incompréhensible.

ANNE-GAËLLE DUBOIS
 
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« J'ai besoin de m'expliquer »
Nord-Eclair, 10 mai 2006
 
Lors de son premier procès, Anne Follin, accusée du meurtre de ses deux enfants et de celui de son mari à Moncheaux en avril 2001, avait avoué après avoir nié pendant toute l'instruction. Elle est rejugée à Saint-Omer.

« J'ai fait appel parce que j'ai besoin de m'expliquer. J'ai besoin de parler. Besoin de dire à mes proches que j'ai besoin d'eux. J'ai mal. Je vais très mal. » Anne Follin s'accroche à son micro comme à une bouée de sauvetage. Les yeux gonflés par les larmes, les épaules affaissées, cette femme de 42 ans semble au bord de la rupture. Le 23 avril 2001, elle a tué ses deux enfants, Guillaume 10ans et Aline 7 ans, ainsi que son mari Alain d'une balle en pleine tête. Puis, elle s'est poignardée à plusieurs reprises après avoir alerté les pompiers en déclarant avoir entendu des coups de feu chez elle.

Sa voisine ne comprend toujours pas. Ce jour terrible c'était un lundi. Le samedi, il y avait eu un repas dans ce quartier de Moncheaux où les Follin habitaient depuis un peu moins d'un an. « Ils avaient l'air euphoriques, plus gais que d'habitude », se souvient Marguerite. Et le dimanche « Ils ont repiqué des fleurs dans le jardin. Ils sont allés faire du vélo tout les quatre. Ils ont joué au ballon. Ils étaient heureux. Rien ne paraissait. ». Non, rien qu'elle ait remarqué. Si, tout de même, depuis longtemps Alain était dépressif. « J'étais un peu sa confidente. On s'asseyait sur le petit mur dehors et on parlait. Il me disait que ça n'allait pas ». L'avocat d'Anne Follin, M. Frank Berton, se lève. -« Elle était comment Anne Follin ? » -« C'était une maman, comme moi. Elle s'occupait de ses enfants ».
    - « Mais elle les a tués ? ».
    - « C'est peut-être un geste d'amour pour ne pas les laisser à la DDASS ? ».
    Le lendemain de cette tuerie, Anne Follin devait comparaître devant le tribunal d'Amiens. Un e affaire de détournement de fonds au détriment de son ancien employeur. Suffisant pour basculer dans l'horreur et abattre la petite Aline qui dormait dans son lit avec son nounours préféré serré contre elle, pour mettre une balle dans la tête de Guillaume et de son mari ? Les quatre journées d'audience prévues pour ce procès permettront-elles de mieux comprendre le geste de cette femme ? Pour l'instant, Anne Follin, recroquevillée dans le box, subit l'éprouvante audition de la médecin légiste qui est intervenue dans la maison de Moncheaux et qui, ensuite, a autopsié les trois cadavres.
« J'ai besoin d'aide»
Elle vient juste de commencer qu'Anne Follin craque, se lève brusquement, puis s'affale dans le box. Suspension d'audience. Il faut bien reprendre pourtant, entendre l'insoutenable. La description des cerveaux réduits en « bouillie », les traces de l'arme sur les tempes des victimes, les détails les plus crus. Il faudra aussi qu'Anne Follin s'explique, elle qui dit avoir fait appel de sa condamnation à 25 ans, justement pour cela. Lors de son premier procès à Douai, il y a un an, elle avait avoué dés l'ouverture de l'audience alors que, pendant les quatre années de l'instruction, elle avait toujours nié. Ses versions ont varié. D'abord, elle a accusé son mari Alain d'avoir tué les enfants et de s'être suicidé. Ensuite, de lui avoir demandé de le tuer après avoir massacré GuILLAUME ET Aline. Grièvement blessée par les coups de couteau qu'elle s'est portée, Anne Follin sera opérée en urgence puis hospitalisée en psychiatrie pendant quelques semaines. A l'époque, elle n'est pas suspectée. Cela viendra après, quand les rapports des experts viendront contredire ses déclarations. Non, Alain Follin, droitier, n'a pas pu se tirer une balle dans la tête de sa main gauche. Non encore, l'emplacement où les douilles furent retrouvées ne pouvait correspondre avec les descriptions d'Anne Follin. Impossible. Ça ne tient pas. En psychiatrie, elle rencontre un homme, lui propose de faire sa vie avec lui et de « fonder une famille ». Quelques semaines après le massacre de la sienne. Blonde, les cheveux courts, veste noire sur chemise blanche, elle parle à mots hachés, s'enfouit le visage dans les mains, sanglote. Le président Pinarel ne cache pas son agacement quand il lui faut suspendre l'audience le temps qu'elle se reprenne. « On ne pourra pas faire de poses tout le temps ! ». Résonne alors dans la salle ses premiers mots : « J'ai besoin d'aide. J'ai besoin qu'on me tende la main ».

Florence Traullé
 
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L'époux d'une directrice d'école, soupçonné de pédophilie, remis en liberté
YAHOO 18 septembre 2002
 
ARRAS (AP) - L'époux d'une directrice d'école maternelle à Bucquoy, près d'Arras (Pas-de-Calais), qui avait été écroué pour des faits de pédophilie en septembre 2001, a été remis en liberté ce mercredi sur décision de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai (Nord), a-t-on appris de source judiciaire.

Alain H, 56 ans, avait été mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans. Plusieurs jeunes enfants de l'école maternelle avaient témoigné contre le quinquagénaire. Cinq témoignages, estimés accablants, avaient été retenus par les enquêteurs.
"Cet homme a toujours clamé son innocence. La cour lui rend enfin la liberté après une longue détention qui ne se justifiait pas", a expliqué Me Frank Berton, l'avocat d'Alain H.
L'époux de la directrice de l'école maternelle de Bucquoy recouvre la liberté après un peu plus d'une année de détention provisoire.
Il avait été écroué le 5 septembre 2001. La directrice d'école avait été suspendue de ses fonctions, ainsi qu'une autre enseignante, par le ministère de l'Education nationale.

En marge de cette affaire, l'ancien ministre de l'Education nationale, Jack Lang, actuel député du Pas-de-Calais, reste poursuivi pour atteinte à la présomption d'innocence. Dans un courrier envoyé aux parents d'élèves de l'école de Bucquoy, il avait dénoncé "les actes scandaleux et odieux commis par l'époux de la directrice".

AP
 
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Remise en liberté du mari de la directrice de l'école
Nord Eclair, 19 septembre 2002
 
En septembre 2001, Alain H, un cadre commercial arrageois était incarcéré pour des actes présumés de pédophilie. L'affaire défrayait la chronique car le détenu, par ailleurs époux de la directrice de l'école maternelle de Bucqoy (près d'Arras), aurait commis des actes sur très jeunes enfants dans le logement de fonction de l'école.

Cinq enfants l'accusent. Alain H. nie formellement. On imagine l'émotion dans le village. Toutefois, des témoins expliquent que l'époux de la directrice ne voyait jamais seul les enfants y compris lorsqu'il enregistrait les spectacles de fin d'année.
La directrice(qui n'est pas accusée) était suspendue par l'Education nationale. Par ailleurs, une sévère polémique éclatait entre les avocats de la défense et jack Lang, alors ministre de l'Education, pour une éventuelle atteinte à la présomption d'innocence.

Hier, Me Franck Berton plaidait, devant la chambre d'instruction de la cour d'appel, la remise en liberté de son client. L'avocat l'a obtenue alors que le juge d'instruction voulait la prolongation de la détention provisoire.
Me Berton considère que cette "remise en liberté est une première victoire"
 
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Le mari de la directrice a été remis en liberté
La voix du nord, 19 septembre 2002
 
Sa remise en liberté lui avait été refusée, il y a quinze jours, par le juge des libertés et de la détention. Depuis hier, Alain H. incarcéré depuis plus d'un an à la maison d'arrêt d'Arras, est libre : la cour d'appel de Douai a cassé l'ordonnance qui demandait son maintien en détention.

Le mari de la directrice de l'école matrenelle de Bucquoy, mis en examen le 5 septembre 2001 pour des faits présumés d'agressions sexuelles et de viols sur enfants de 15 ans, devra cependant respecter les obligations qui lui ont été faites et reste sous contrôle judiciaire très strict. " j'ai plaidé en insistant sur les incohérences de ce dossier, expliquait hier soir Franck Berton, l'avocat du mis en examen. Mon client a toujours crié son innocence . La cour d'appel a jugé sur le fond du dossier et en pensant aux conséquences de cette remise en liberté. Elle ne fait pas n'importe quoi ! Si elle a jugé bon de casser l'ordonnance de maintien, c'est qu'elle estimait que les raisons étaient insuffisantes pour laisser mon client en prison ".
(.)
 
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Frank BERTON
Marc DESURMONT
Yanick JACQUET
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